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Qui sont les mystérieux gardiens de la flamme?

AFP

Publié le - Mis à jour le

Les gardiens chinois de la torche olympique, omniprésents lundi lors des incidents à Paris et traités de "voyous" par le patron des JO de Londres-2012 Sebastian Coe, ont quitté l'Europe avec la flamme olympique en conservant une part du secret de leur identité.

"Ils sont arrivés avec la délégation chinoise, ce sont probablement des membres d'une unité d'élite des forces de l'ordre, mais aucune information n'a été donnée sur leur identité", indiquait-on mardi de source policière à Paris. Une seule chose est sûre: ils sont membres de la délégation du BOCOG, le comité chinois d'organisation des Jeux, et sont les ultimes responsables du bon déroulement des parades de la flamme.

Ces hommes, portant survêtement bleu frappé des anneaux olympiques et lunettes noires, voyagent avec la flamme au long de son périple planétaire. Ils forment, lors des relais dans les villes hôtes, le premier cercle rapproché de protection. Une dizaine d'entre eux encadrent le relayeur. "Ils sont horribles. Ils ne parlent pas anglais... Ils ont essayé de me pousser hors du parcours trois fois... Je pense que ce sont des voyous", a dit d'eux le président du Comité d'organisation des Jeux de Londres en 2012, Sebastian Coe, après le passage de la flamme à Londres, marqué par une série d'incidents.

A Paris, les "hommes en bleu" ont d'abord tenté d'interdire aux relayeurs français de porter un badge frappé des anneaux olympiques et proclamant: "Pour un monde meilleur". Ce badge avait été souhaité par les athlètes pour manifester leur attachement aux droits de l'homme, sans cependant violer les règles du CIO (Comité international olympique).

Plusieurs athlètes ont fait mine de retirer leur badge pour satisfaire leurs gardes du corps, avant de le remettre sur leur poitrine après avoir reçu la flamme.

Face aux tentatives de manifestants pour éteindre la flamme, ce sont encore les "gardiens de la flamme" qui ont pris à plusieurs reprises l'initiative d'interrompre le parcours et de faire remonter les coureurs dans un autobus. Bien qu'apparemment préparés aux situations tendues, les hommes du BOCOG ont semblé très nerveux aux organisateurs français. Les interruptions intempestives du relais, notamment, n'ont pas toujours semblé répondre à des menaces imminentes: "Il y a d'énormes portions d'itinéraires sur lesquelles on aurait pu faire des relais tout à fait normalement, sans problème, mais les autorités chinoises ont trouvé que ce n'était pas envisageable", notait mardi Pierre Mure, directeur de l'ordre public et de la circulation, interrogé par France 2.

La tension est d'ailleurs rapidement montée entre athlètes français et "gardiens de la flamme". "Ils m'ont ceinturé pour m'empêcher d'avancer. J'ai finalement réussi à transmettre la flamme à Teddy Riner mais ils l'ont éteinte", a déploré l'ancien judoka David Douillet, qui devait transmettre la torche devant les locaux de la télévision Canal+, une zone parfaitement calme sans aucun manifestant.

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