«Rendez-vous dans...quatre ans»
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«Rendez-vous dans...quatre ans»

G. B.

Publié le - Mis à jour le

Justine, vous voilà désormais championne olympique. Un résultat plutôt inespéré?

«Il y a un mois, oui! Car, à l'époque, je ne savais même pas si je prendrais part à ces Jeux d'Athènes. Mais dès mon arrivée dans la capitale grecque, j'ai éprouvé d'excellentes sensations, tant physiques que mentales. J'étais bien dans ma tête et, surtout, bien dans mes jambes. Je pense qu'on l'a constaté sur le terrain...»

Quelle valeur accordez-vous à cette victoire, à ce titre olympique?

«Ecoutez, quand j'étais jeune, je rêvais, surtout, d'une victoire en Grand Chelem. Pas des Jeux Olympiques! Mais je dois bien avouer qu'après la semaine que j'ai passée à Athènes, mon opinion a changé. Pour tout dire, je n'avais jamais vraiment prêté attention aux Jeux. Croyez-moi, ce ne sera plus le cas à l'avenir! Et, si tout va bien, je vous fixe d'ores et déjà rendez-vous dans quatre ans!»

Comment s'est déroulé votre séjour au village olympique?

«On ne peut mieux! Vous savez, je n'avais pas l'habitude de côtoyer autant de gens. Sur le circuit, n'étant accompagnée que de Carlos et de Pierre-Yves, je vis en vase clos. Et, au village, nous étions en famille. Très sincèrement, l'engouement des membres de la délégation belge à mon égard m'a beaucoup touchée. Moralement, les savoir à mes côtés pendant les matches fut très réconfortant. Sans parler du public que je n'attendais pas aussi nombreux.»

Quel fut, dès lors, le moment le plus émouvant. La Brabançonne?

«Oui! Mais, surtout, le moment où on m'a appelée à monter sur le podium. Je pense que je n'oublierai jamais cet instant. Quant à la Brabançonne, je ne me souviens pas qu'on l'ait déjà jouée en mon honneur, si ce n'est peut-être avant un match de Fed Cup. Mais ce n'est pas pareil.»

Mais vous avez chanté! Vous en connaissez donc les paroles...

«Je les ai apprises à l'école!»

La cérémonie protocolaire? Encore un moment trop vite passé?

«Oui! Mais depuis ma victoire à Roland-Garros, où je n'ai pas vraiment réalisé ce qui se passait, j'ai décidé de savourer au maximum ces moments privilégiés. Ce fut donc court mais bon. En tout cas, ce fut un moment particulièrement émouvant. Je m'en souviendrai longtemps.»

Visiblement, vous vous êtes liée d'amitié avec notre gymnaste, Aagje Vanwalleghem...

«Tout à fait! Depuis mon arrivée à Athènes, c'est elle qui m'a le plus émue. Etant la plus jeune de la délégation, elle est, en quelque sorte, notre mascotte. Je savais qu'elle était très heureuse à l'idée de venir voir son premier match de tennis en live, c'est pourquoi je n'ai pas hésité à lui offrir mon beau bouquet de fleurs.»

D'autres étaient également bien présents, comme Cédric Gohy et Jean-Michel Saive...

«Oui! Je les en remercie d'ailleurs... Pour ce qui est de Cédric, j'ai mesuré, lors de ces Jeux, combien j'ai de la chance de pratiquer un sport médiatisé. D'autres, comme lui, ne l'ont pas et, pourtant, ils consentent autant d'efforts pour arriver au sommet. Je voudrais profiter de l'occasion pour leur tirer un grand coup de chapeau. Ils le méritent bien!»

Aucun doute: Justine a quitté Athènes enchantée par son expérience olympique. Sa première mais, sans doute, pas sa dernière...

© La Libre Belgique 2004

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