Comme lors des trois premières épreuves de la saison, François Duval a marqué la première étape du Rallye de Nouvelle-Zélande. Sur un terrain où notre compatriote ne pensait pourtant pas pouvoir suivre les ténors de la discipline, le 2e pilote Citroën a achevé la première journée à un étonnant 3e rang absolu, à 26'' de son équipier Loeb, en tête depuis la mi-journée, mais surtout à moins de 4'' de la Peugeot 307 de Marcus Grönholm, juste devant le leader du championnat Petter Solberg, handicapé il est vrai par sa position d'ouvreur sur la route: «Quoi qu'avec la pluie tombée la nuit précédant le départ, partir devant n'était plus nécessairement un désavantage», estimait Stéphane Prévot, l'équipier de Dudu. «Pour la suite de la 1ère boucle, on s'est calmé, surtout dans les sous-bois humides où il était facile de partir à la faute.»

Solberg conserve le moral

Mais lors du second passage, alors que Loeb accumula les scratches (3), son équipier belge, lui, collectionna les deuxièmes temps: «Dans le camp Pirelli équipant les Peugeot et les Subaru, ils ont commis une grossière erreur en optant tous pour des gommes tendres. C'est bizarre. Peut-être n'ont-ils pas nominé les bons pneus. Toujours est-il qu'on en a profité pour remonter.»

Troisième, à 3.6 de Grönholm et 5.0 devant Solberg, le pilote de Cul-des-Sarts se trouvait au coeur de la bataille lors d'une 2e étape disputée la nuit dernière. En espérant que cette fois la malédiction du samedi ne l'ait pas encore frappé: «Il est clair qu'on va devoir rouler pour rester sur le podium. Mais d'un autre côté, on doit absolument terminer. Ce n'est pas spécialement facile à gérer. Enfin, rien n'est acquis, tout peut encore changer d'autant qu'on annonce pas mal de pluie pour la nuit prochaine et demain, ce qui pourrait redonner l'avantage au manufacturier transalpin. Je ne sais pas. On verra bien.»

Au milieu de trois champions du monde sur un parcours aussi viril que la Nouvelle-Zélande, François Duval démontrait une fois encore qu'il a vraiment la carrure d'un grand. Il ne lui reste plus maintenant qu'à confirmer. Car le temps passe et d'autres jeunes se révèlent au fil des rallyes. Déjà surprenant en Suède puis au Mexique où il abandonna à chaque fois, l'Australien Neal Atkinson (5e) a ainsi signé hier ses deux premiers scratches mondiaux. Il est de moins en moins certain qu'il y aura une place à prendre chez Subaru en 2006...

4e à une demi-minute, Petter Solberg conservait, lui, le moral en consultant le classement et les prévisions météorologiques. Cela rigolait moins, par contre, du côté de Tony Gardemeister (6e en étant prié de ramener à tout prix des points à Ford) et Markko Martin (7e), déjà trop décrochés pour pouvoir viser le podium à la régulière.

© Les Sports 2005