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Sécurité et nationalisme menacent...

Publié le - Mis à jour le

Le décor est planté, les athlètes sont presque tous là et la flamme olympique, arrivée lundi dans l'Utah, poursuit inexorablement sa route vers Salt Lake City.

Mais à quelques jours de l'ouverture des Jeux d'hiver du 8 au 24 février, les habitants, au moins ceux qui ne sont pas directement impliqués, grognent.

Les responsables des Jeux, à commencer par leur tonitruant patron, l'homme d'affaires Mitt Romney, et les autorités politiques locales assurent de concert que les Jeux sont prêts, que ce sera la fête, et que tout ce qui était `humainement possible´ a été fait pour assurer leur succès, en particulier sur le plan de la sécurité.

Mais c'est peut-être là le problème. Dans les rues du centre ville de Salt Lake City, une agglomération de quelque 800000 habitants, et pour nombre de locaux, le son de cloche est parfois différent.

SÉCURITÉ ET NATIONALISME

Les restaurants sont à moitié vides, les hôtels de la périphérie ne sont pas pleins, les affiches `à louer´ sont légions dans les environs et les revendeurs de billets n'arrivent pas à écouler leur lot.

`Les habitants ont déserté le centre ville´, constate Kevin, un serveur chez Baci, un restaurant italien.

Il cite les problèmes de stationnement et une imposante sécurité, faite de rues barrées, de dalles en béton et de grillages qui défigurent la ville, ainsi que la présence de soldats de la Garde nationale (3000 au total).

Joints par téléphone, d'autres grossistes à Salt Lake City refusent pour leur part tout simplement de parler à la presse.

Pour leur part, à l'occasion de conférences de presse quotidiennes, les responsables des Jeux sont assaillis d'un même barrage de questions: la sécurité risque-t-elle d'occulter les Jeux? Seront-ils drapés dans la bannière étoilée à cause du 11 septembre?,...

Rip Rippetoe, directeur exécutif d'un groupement touristique à but non lucratif spécialement mis en place pour les Jeux, reste confiant: `Tout le monde pense différemment´ depuis les attentats, mais `je ne pense pas que cela ait un impact sur la participation des gens aux Jeux´.

Outre les célébrations olympiques, la ville a d'ailleurs prévu des concerts et divertissements gratuits le soir.

Quant aux billets d'entrée, eux aussi gratuits, pour le Medals Plaza, qui accueillera les cérémonies de remise des médailles et un spectacle `Light of Fire´ (lumière de feu), ils s'arrachent.

Toutefois, de l'aveu même de Mitt Romney, le patron du SLOC, qui s'exprimait dimanche devant le Comité international olympique (CIO), `nos cérémonies n'auront peut-être pas l'apparat des Jeux passés´.

Autant prévenir...

(AFP)

© La Libre Belgique 2002

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