Un billet de Boris Toumanov.

Les compétitions des JO à Sotchi ont été marquées samedi et dimanche par des incidents dramatiques dont certains ont provoqué un élan de compassion et de solidarité humaine pour éclipser les spéculations politiques autour de cette manifestation internationale.

Il s’agit avant tout de la tragédie de Maria Komissarova, skieuse russe, qui s’est brisé la colonne vertébrale samedi matin, et qui a dû subir une opération chirurgicale qui a duré presque sept heures.

Dimanche, l’Américaine Jacqueline Hernandez, a perdu connaissance et a été évacuée sur une civière après une énorme chute lors des épreuves de snowboardcross.

Dans cette atmosphère, samedi, le match de hockey sur glace qui a opposé les équipes de Russie et des Etats-Unis a soudain perdu son initiale connotation politique, et la défaite que la sélection russe a subie dans cette épreuve n’a pas provoqué de levée de boucliers chez les supporters russes. Cela peut-être à cause du fait que bon nombre de joueurs russes, américains, canadiens et même suisses se croisent trop souvent lors de matchs domestiques de la Ligue nationale de hockey pour que leur rivalité aux JO dans le cadre de leurs sélections nationales respectives prenne un caractère purement politique.