Thomas Van der Plaetsen, contrôlé positif à l'hormone HCG (Human Chorionic Gonadotropine) le 3 septembre dernier, a indiqué jeudi qu'il souffrait d'un cancer des testicules. Il sera opéré vendredi. Van der Plaetsen en a profité pour critiquer la manière dont l'agence antidopage flamande et la presse ont abordé l'affaire.

Thomas Van der Plaetsen a appris mardi de l'agence antidopage flamande NADO Vlaanderen qu'il avait été contrôlé positif au HCG, une hormone de grossesse, lors d'un contrôle hors compétition le 3 septembre dernier.

"La lettre ne précisait pas ce qu'était le HCG", a expliqué l'athlète belge jeudi lors d'une conférence de presse à Anvers. "J'ai fait des recherches avec ma famille et découvert que chez les hommes, il peut s'agir d'une tumeur cancéreuse. Nous avons été immédiatement très préoccupés et je suis directement allé chez le médecin. Hier midi (mercredi), j'ai eu la confirmation qu'une tumeur avait été détectée dans mes testicules. C'était quelques heures avant que la nouvelle ne sorte dans la presse. Je n'ai même pas eu le temps de tout expliquer à ma famille avant d'être accusé de dopage."

Selon Thomas Van der Plaetsen et son médecin, on ne sait pas encore à quel point son cancer est développé. Il a décidé de prendre rapidement les choses en main et sera donc opéré vendredi.

Van der Plaetsen et son entourage sont déçus de la manière dont la nouvelle a été relatée. Selon eux, la vie privée de l'athlète et la présomption d'innocence sont deux éléments qui n'ont pas été respectés. "Je n'aime pas du tout la manière dont les athlètes, qui sont temporairement contrôlés positifs, sont jugés tant par l'agence antidopage que par la presse. On m'a jugé à tort et à travers sans me laisser le temps de me défendre. J'espère qu'à l'avenir, la protection de la vie privée des athlètes sera prise en considération."

"Qu'en est-il de la présomption d'innocence?", ajoute son avocat, Johnny Maeschalck. "Nous sommes confrontés ici à une affaire que nous-même ne connaissons pas encore. La nouvelle n'a pas été diffusée dans son intégralité, elle n'a pas été nuancée et les faits ne sont pas totalement connus. La personne concernée n'a même pas eu le temps de pouvoir anticiper".

Johnny Maeschalck a demandé aux médias de laisser son client tranquille durant les deux prochaines semaines.