Assaillie de questions mardi en commission des Sports du Parlement, la ministre a mis ce départ sur le seul compte des "relations humaines" difficiles entre Jacques Borlée et la Ligue belge francophone d'athlétisme (LBFA).

Vu "l'incompréhension continue" entre les parties, "l'incapacité réciproque à l'écoute", et les "accusations graves" qui ont marqué ces relations, le divorce semblait inéluctable. "Nous avons été appelés à jouer les pompiers de service, mais rien n'a permis de construire un cadre de confiance", a déploré Mme Glatigny.

"Le point de non-retour était atteint", a-t-elle ajouté.

En écho aux commentaires prononcés par son homologue flamand Ben Weyts (N-VA) -qui très vite s'était félicité de l'arrivée du clan Borlée, laquelle confirmait, selon lui, "la faim et l'ambition" du sport flamand-, Mme Glatigny s'est, elle, refusée à "communautariser ce dossier", a-t-elle dit.

Elle a d'ailleurs rappelé que ce genre de transfert sportif par delà la frontière linguistique était courant, et dans les deux sens d'ailleurs, citant notamment un cas récent en taekwando.

"Il faut éviter que nos sportifs ne deviennent des vitrines identitaires de nos Communautés. Ils méritent mieux que cela", a-t-elle plaidé. "Il ne s'agit pas de prises de guerre dont on doit s'enorgueillir...".

Devant les députés, Mme Glatigny a encore mardi estimé que les Borlée restaient "nos athlètes". Ils conserveront d'ailleurs l'accès aux infrastructures sportives de la FWB, a-t-elle assuré.

Mi-décembre, l'équipe formée autour de Jacques Borlée avait officialisé son départ de la LBFA pour s'affilier dorénavant auprès de son homologue flamande VAL. Cette équipe comprend ses enfants Kevin, Jonathan et Dylan ainsi que les athlètes Camille Laus et Hanne Claes.