Les déplacements des athlètes et des officiels seront fortement limités pendant les deux semaines suivant leur entrée au Japon, mais cela sera difficile à mettre en oeuvre pour les spectateurs, a déclaré Toshiro Muto, directeur général du comité d'organisation de Tokyo 2020.

"Le nombre de spectateurs étrangers étant très élevé, une quatorzaine et une interdiction d'utilisation des transports publics sont irréalistes", a-t-il expliqué devant la presse après une réunion du comité d'organisation.

Au lieu de ça, "des tests préalables, une surveillance sanitaire, un dépistage minutieux à la frontière, des contrôles après l'entrée (et) des mesures rapides si des symptômes apparaissent" font partie de la panoplie anti-Covid envisagée à Tokyo, a-t-il ajouté.

Les JO de Tokyo doivent s'ouvrir le 23 juillet 2021 après un report historique d'un an décidé en mars de cette année à la suite de la pandémie de nouveau coronavirus.

Des décisions sur le nombre de spectateurs aux JO l'an prochain ou sur les règles pour le public seront prises au printemps prochain, a précisé jeudi Toshiro Muto.

Les responsables japonais et olympiques se montrent plus confiants, en particulier depuis l'organisation réussie de deux compétitions tests ces dernières semaines à Tokyo (baseball et gymnastique). "Après avoir vu les différents tests au Japon, nous pouvons être de plus en plus confiants que nous aurons un nombre raisonnable de spectateurs également sur les sites olympiques", a déclaré mercredi Thomas Bach, le président du CIO.

"Combien et dans quelles conditions, cela dépendra (...) beaucoup des développements futurs" de la situation sanitaire, a ajouté Thomas Bach, qui se rendra au Japon en début de semaine prochaine pour la première fois depuis le report des Jeux.

L'accès au Japon est actuellement fermé à quasiment tous les touristes étrangers en raison de la pandémie, en pleine recrudescence en Europe et aux Etats-Unis notamment.

Lors d'une compétition de gymnastique dimanche dernier, environ 2.000 spectateurs ont été soumis à de sévères restrictions (masques, désinfection des mains, prise de température, interdiction de crier pour éviter de répandre des postillons).

Toshiro Muto a dit que des mesures similaires étaient envisagées par les organisateurs olympiques, tout en s'interrogeant sur "l'aspect pratique et la faisabilité" d'une interdiction des acclamations.