Envoyé spécial à La Baule

L'Officiel de France s'est clôturé non sans souci, hier, en raison d'un vent de force 7 sur l'échelle de Beaufort qui a contraint les organisateurs à interrompre le Grand Prix durant un peu plus d'une heure alors que la Française Eugénie Angot, 41e concurrente sur la liste des engagés (sur 57), était en piste avec Ilostra Dark.

Ce sont finalement 18 couples qui se sont retrouvés pour le barrage parmi lesquels l'Irlandaise Jessica Kuerten (Castle Forbes Maike) qui a réussi un deuxième parcours sans faute en 41.72 secondes, réalisant du même coup le meilleur chrono devant l'omniprésent Michael Whitaker (Mozart des Hayettes) et l'Allemand Marco Kutscher (Cash 63).

Egalement qualifiés pour le barrage du Grand Prix qu'ils ont respectivement achevé en neuvième et quatorzième positions, Jos Lansink (Spender S) et Marc Van Dijck (Goliath) ont quant à eux confirmé l'excellente tenue des cavaliers belges tout au long du CSIO 5 étoiles de La Baule. Car, et c'est une heureuse constatation, la Belgique a effectivement prouvé tout au long des quatre journées de compétition qu'elle n'usurpait pas sa place en Super League, aux côtés du gratin mondial du saut d'obstacles !

Vendredi surtout - en prenant la troisième place de la première manche du circuit de la Samsung Super League qui réuni les huit meilleures nations mondiales - elle a démontré qu'il faudrait composer avec elle lors de cette année décisive pour l'obtention d'un précieux sésame pour les Jeux olympiques de Pékin.

Deux nouveaux podiums

Samedi aussi, à titre individuel, avec deux podiums obtenus par Philippe Le Jeune (Ulysse) et Ludo Philippaerts (Tauber) dans le Derby de la région des pays de la Loire. La victoire est bien revenue au Français Michel Robert (Koro d'Or) mais nos compatriotes peuvent malgré tout se féliciter de leur deuxième et troisième places au terme d'une épreuve difficile (une distance plus longue et des difficultés plus nombreuses que dans un parcours classique) qui a souvent souri aux cavaliers belges par le passé.

Feu Eric Wauters s'y était en effet imposé à trois reprises (1977, 80 et 81) avant d'être imité par Evelyne Blaton (1986), Philippe Le Jeune (2003) et Grégory Wathelet (2005)...

A titre plus général, le CSIO de La Baule a aussi confirmé la supériorité de l'équitation allemande. Certes, les cavaliers d'outre-Rhin n'ont remporté aucune grande victoire individuelle. Mais, la Mannschaft a démontré qu'elle serait à nouveau très difficile à battre dans le circuit de la Coupe des nations dont elle est la tenant du titre.

Avec une équipe privée de Meredith Michaels-Beerbaum, Marco Kutscher et Christian Ahlmann et en alignant ses seconds chevaux, elle a pu se permettre le luxe de "priver" Ludger Beerbaum d'un second parcours. Impressionnant !