Omnisports

Une réaction, mais insuffisante

Jean-Michel Manderick

Publié le - Mis à jour le

Belgique 81

Ukraine 85

BELGIQUE: 29 sur 69 (12x3); 11 lf sur 15; 27 fp, joueur sorti: Van den Spiegel (62-67).

Muya 0-0, Struelens 2-4, Sergeant 0-0, HERVELLE 3-6, Baert (-), MOORS 6-9, Desaever 12-2, Mutombo (-), Dupont (-), STAS 8-15, BEGHIN 6-4, VAN DEN SPIEGEL 4-0.

UKRAINE: 30 sur 58 (2x3); 23 lf sur 38; 18 fp.

Lebedyev 8-5, RAYEVSKYY 3-4, KOBZYSTYY 8-5, Balashov 5-8, DROZDOV 4-10, Ryzhor (-), KHRYAPA 1-0, Poltoratskyy 0-2, LISHCHUK 11-9, Kozlov (-), Podorvannyy 2-0, Annyenkov (-).

CHARLEROI Samedi soir, aux abords du vestiaire occupé par les Lions au Spiroudome, la satisfaction d'avoir livré un bon match et d'avoir enfin affiché l'engagement attendu ne consolait pas grand monde. Car si elle n'est pas encore mathématique, la vérité est que la Belgique n'ira pas à Belgrade en 2005 pour y disputer l' Euro, après deux défaites en autant de rencontres.

Pourtant, après avoir connu une terrible désillusion trois jours plus tôt face à une impressionnante équipe hongroise, les Belges ont offert la réaction que l'on attendait d'eux contre l'Ukraine. Emmenés par un Van den Spiegel bien inspiré en début de rencontre (excepté au niveau des fautes commises), les Beghin et Struelens (dans la raquette) et autres Stas et Desaever (précis à distance) offrirent à l'assistance l'occasion de donner de la voix au cours d'un quart-temps initial presque parfait (28-16). Mais les Ukrainiens, emmenés par la paire Drozdov-Lishchuk, ne restèrent pas sans réaction. Et face à celle-ci, les Lions éprouvèrent quelques difficultés à conserver la maîtrise du match, surtout que tous les remplaçants ne montèrent pas au jeu avec le même bonheur que Desaever (41-42). Encore trop timorés au moment d'attaquer le panier, c'est depuis la ligne des 6,25 mètres que les artilleurs belges permirent aux Lions de rester dans le coup (61-61), même jusqu'à la 37e minute (75-75). Mais la fatigue se faisant ressentir, un panier manqué des Belges et un repli défensif trop laxiste par deux fois permirent aux Ukrainiens de, déjà, ruiner les espoirs de qualification de Belges qui devraient, en effet, s'imposer en Allemagne et en Ukraine pour rêver...

«Ce qui fait la différence dans un match pareil? Il n'y a pas grand- chose. C'est juste que les équipes des pays de l'Est parviennent à jouer de la même manière pendant 40 minutes sans se désunir, alors que nous connaissons encore des hauts et des bas», tenta d'expliquer Christophe Beghin.

«Oui, nous avons eu la réaction qu'il fallait après la débâcle en Hongrie mais à la fin du match, nous sommes battus, et c'est dur. Les Ukrainiens ont su profiter de notre relâchement dans les derniers instants du match», conclut pour sa part Mathias Desaever.

© Les Sports 2004

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