Une report et un triplé

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Une report et un triplé
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Les descendeuses ont pris avec la même philosophie bon enfant que des milliers de spectateurs l’annulation lundi à Snowbasin de leur épreuve, qui devrait être reprogrammée mardi.

«Il y avait beaucoup de vent, qui venait de derrière sur le haut de la piste. C’était en rafales sur la rampe de lancement et le premier saut», a souligné la Canadienne Mélanie Turgeon, une des meilleures aux entraînements.

«C’est important d’avoir une course juste. Les gens de la FIS (Fédération internationale de ski, ndlr) ont pris une bonne décision. C’est un répit, car nous avons eu des dernières journées particulièrement longues», a ajouté la Québécoise.

«Je me sentais bien aujourd’hui. Mais je préfère courir l’épreuve sans vent demain», a estimé l’Italienne Isolde Kostner, tenante de la Coupe du monde de descente. «Sans vent mais avec le soleil comme aujourd’hui», a précisé la skieuse d’Ortisei (Haut-Adige), connue pour perdre une grande partie de ses moyens en l’absence de lumière.

Comme la plupart des concurrentes, «Isi» a aménagé un programme d’attente. «Déjà, je vais faire une sieste. On s’est levé ce matin à 5h00 (12h00 GMT) et puis je vais effectuer ma préparation physique quotidienne».

«Je vais refaire la course dans ma tête et sur la vidéo. On a fait deux entraînements et je pense que toutes les favorites savent qu’il faudra foncer. On ne peut pas parler de syndrome de Nagano. Là-bas, on avait fait deux entraînements et il avait fallu attendre trois jours pour la course. On était dans de petites chambres à tuer le temps», s’est souvenue la double championne du monde de super-G en 1996 et 1997.

L’Américaine Picabo Street et ses jeunes compatriotes ont passé l’après-midi de lundi à «faire des exercices et à regarder un film sur le surf». «Je suis indifférente au dossard que j’aurai pour le nouveau tirage. Aujourd’hui, j’avais le 2 comme à Nagano (où elle avait remporté la médaille d’or du super-G)».

«Quoi qu’il arrive, je serai prête», a souligné la championne de Triumph (Idaho), bien dans le ton. «Lors des entraînements, je n’étais pas à cent pour cent. J’ai fait des essais de skis, des choix de lignes, des approches différentes pour les sauts», a souligné Picabo (eau étincelante en indien), qui tente le pari de remporter une troisième médaille olympique après l’argent de la descente en 1994 et l’or du super-G en 1998.

Les milliers de spectateurs ont quitté sans manifester de désapprobation l’aire d’arrivée quand le speaker a annoncé l’annulation de l’épreuve vers 11h30 locales. Avec leurs petits drapeaux stars and stripes, ils reviendront mardi ou un autre jour avec la même foi.

D’autres agitaient le drapeau suisse, en particulier les deux frères aînés de Sylviane Berthod, lauréate de la descente de St Moritz. «On a une journée de plus pour continuer à espérer», ont-ils dit...

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