Suspendue deux ans par la fédération internationale de judo (IJF), Charline Van Snick s'est dit "offusquée d'apprendre cette décision". La judoka liégeoise, médaillée de bronze (-48kg) aux Mondiaux du mois d'août à Rio où elle a été contrôlée positive à la cocaïne, veut aller devant le TAS, le Tribunal Arbitral du Sport à Lausanne.

"Je suis offusquée d'apprendre cette décision !", a-t-elle écrit sur sa page Facebook. "Cette sanction est trop importante et totalement disproportionnée ! L'analyse capillaire avait pourtant bel et bien démontré les caractères unique et infime de l'exposition involontaire dont j'ai été victime. Mais je vais me battre jusqu'au bout et aller face au TAS (Tribunal Arbitral du Sport) afin de contester cette décision et tenter de réduire au maximum cette suspension."

Avec son avocat, Maître Flagothier, Charline Van Snick s'était rendue le 14 décembre dernier à Budapest, Hongrie, devant la Commission de l'IJF, pour présenter sa défense. Avec notamment, les résultats de l'analyse capillaire effectuée par le Dr Jan Tytgat de la KUL démontrant que la judoka n'est pas une consommatrice de cocaïne avec un taux de 2.3 picogrammes par milligramme, 200 fois inférieur à la norme. Ce fut la base de sa défense plaidant l'exposition involontaire. Charline Van Snick espérait une sanction inférieure à 2 ans, sanction maximale.

Charline Van Snick avait été contrôlé positive à la cocaïne le 26 août dernier. Le résultat de la contre-expertise avait aussi été annoncé positif le 19 novembre par le laboratoire de Montréal.