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Vingt mois plus tard, l'Union regagne au Paire

David Lehaire

Publié le - Mis à jour le

PEPINSTER Ce n'est que le début d'un championnat long de trente-six journées. «Il est, donc, interdit de s'emballer après une victoire ou une défaite lors du match d'ouverture», comme le dit Thierry Wilquin, le manager de Mons. Il est, par conséquent, bien trop tôt pour tirer des conclusions.

Reste qu'au surlendemain d'un duel pepino-montois qui déchaîne énormément les passions depuis les houleux duels de la saison dernière, des enseignements, des constats ou encore des chiffres peuvent être épinglés. Un constat tout d'abord: l' Union est parvenue à s'imposer chez son rival en n'ayant été dominée qu'un instant dans le troisième quart-temps (44-40 à la 23e, écart maximal en faveur des Verviétois). «Nous avons bien géré les événements, explique Jean-Marc Jaumin. Jamais nous n'avons paniqué.»

Yves Defraigne semble pouvoir compter sur une formation à l'énor- me intensité physique. «On voulait pouvoir défendre de manière plus agressive sur les ailes. Notre recrutement est allé dans ce sens.» Evaldas Jocys, le transfuge lituanien, a montré qu'il saurait être un joueur d'impact quand Jim Potter bafouille en zone de conclusion.

Un enseignement ensuite: toujours aussi volontaires et enthousiastes, les Pepins ne sont pas encore tous au niveau requis par un tel match. «Shipp, Van der Sluis et Van Dorpe n'étaient pas à la hauteur», reconnaît Niksa Bavcevic, le bouillant mentor croate du Paire. Qui pourra compter cette saison sur un Hervelle ayant gagné en productivité et en muscle - il aurait pris 7 kilos cet été - mais qui doit espérer que Hall, son leader naturel, récupère le retard accusé en préparation.

Une certitude également: Jean-Marc Jaumin est bien capable de faire basculer le cours d'un match quand il le désire. Samedi, il mit ses deux rivaux directs (Milacic et Muya) hors du coup, avant de mettre les siens sur le chemin d'un beau succès. «Il fut magistral. Tout simplement», note Bavcevic, impuissant.

Cet affrontement ultra-physique, où de la moindre étincelle pouvait jaillir une véritable guerre des tranchées, peut également se traduire en chiffres. En faveur des Montois d'abord. Qui ont mis fin, ce week- end, à une série de quatre défaites de rang face aux Hoëgnards mais surtout à vingt mois de disette au Hall du Paire, leur précédent succès remontant au 22 février 2002. En défaveur du spectacle ensuite: le trio arbitral a sifflé 65 fautes pour un total de 83 lancers francs et plus de deux heures de match, ce qui doit être un (triste) record en Belgique!

Bref, Mons s'est mis en confiance avant d'accueillir un autre ténor, Ostende, alors que Pepinster a dû, lui, s'avouer vaincu dans un domaine où il est supposé exceller: le jeu physique. A voir la joie qui habitait les Borains, on devine la frustration qu'ils ont évacuée.

© Les Sports 2003

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