Morgan Good et Charlotte Heijstek ont connu une semaine compliquée durant la Coupe du Monde Isaf de Hyères. En pleine phase de préparation en vue d’arracher une qualification pour Rio, Morgan Good a conscience que le chemin qu’il leur reste à parcourir est encore long. "C’est vrai que la semaine a été très compliquée. Les conditions météo ne nous convenaient pas vraiment. On n’a pas très bien débuté et on s’est donc logiquement retrouvé dans la Silver Fleet."

A quoi attribuer ces difficultés ?

On est, pour l’instant, terriblement dépendant des conditions météorologiques. Si il y a du gros temps, comme par exemple à Hyères, on est moins performant et on a beaucoup de mal à suivre au niveau de la vitesse. Lorsque les conditions sont devenues plus légères vers la fin de la régate, on est redevenu nettement plus performant. On a terminé deuxième et sixième de certaines des dernières manches. C’est tout simplement une question d’expérience. Naviguer par gros temps exige de bonnes coordination et préparation technique. Comparé à des gens qui naviguent sur ce type de bateau depuis un an, on a tout simplement un déficit d’heures de navigation. Charlotte et moi, ça ne fait que quelques mois que nous naviguons ensemble. On est conscient que c’est notre point faible et notre objectif est donc pour les prochains mois d’aligner les heures de navigation par gros temps.

Les conditions météorologiques n’ont pas été vos seules difficultés…

Non, Charlotte est tombée lors d’une des dernières manches. Il s’agit sans doute d’une petite déchirure. On doit cependant attendre les résultats des examens complémentaires afin d’être certain que le ménisque n’est pas touché.

Quelles sont les prochaines échéances ?

Ça sera les championnats d’Europe à la grande Motte, mi-juillet. C’est la dernière régate avant le grand objectif de notre saison, les Championnats du Monde de Santander. C’est une régate qui devrait a priori plus nous convenir. A la grande Motte, on retrouve traditionnellement des conditions plus légères avec un petit thermique qui se lève dans le courant de la journée. Si cela se confirme, ça serait des conditions qui devraient nous permettre d’améliorer grandement nos résultats. Mais bon, ça devait être aussi le cas à Palma en avril et c’était finalement l’inverse. On ne peut donc pas se fier à ça. On doit absolument s’améliorer dans ce secteur et donc continuer à travailler notre navigation.

Comment ça se passe au niveau de votre entraînement ? Etes-vous suivis par un entraîneur tout au long de la saison ?

On a la chance d’avoir le soutien de Paul Maes qui nous est d’une grande aide. Il a une grande expérience et a notamment été l’entraîneur des équipes olympiques espagnoles au cours de dix Olympiades ainsi que directeur technique de la Fédération espagnole de voile. C’est principalement lui qui me guide dans mes choix et dans mon parcours. Il va nous accompagner en septembre pour les Championnats du Monde de Santander. C’est là que les 10 premières places pour les Jeux olympiques seront attribuées. On est par contre toujours à la recherche d’un entraîneur pour les Championnats d’Europe en juillet. Le but c’est de trouver un entraîneur de top niveau pour nous accompagner, mais pour cela, il n’y a pas de secret, il faut le budget.

Ce qui n’est pas toujours évident dans le milieu de la voile…

Tout à fait, la Fédération Francophone du Yachting Belge nous aide du mieux qu’elle peut, mais il est plus difficile de trouver des partenaires privés. On est soutenu par la société De Cloedt, mais on est encore à la recherche de nouveaux partenaires afin de pouvoir se préparer dans les meilleures conditions.