Hissé hors de sa VW Race Touareg 2 et porté aux nues par les membres de son équipe, il a profité au maximum de ce moment de gloire. Un doux flottement, bercé d’un bonheur immense : celui d’avoir accompli un rêve. Remporter un jour le Dakar : voilà bien l’objectif que s’était fixé Giniel De Villiers lorsqu’il entama, avec 21e siècle, une nouvelle carrière de pilote "off-raod".

Quintuple champion d’Afrique du Sud sur circuit (Groupe N et Tourisme), l’enfant prodige de Stellenbosch avait toujours été attiré par le 4x4 et les pistes bondissantes, truffées de pièges.

Elève doué couvé par Glyn Hall, Monsieur Tout-Terrain en Afrique du Sud, Giniel De Villiers effectua ses débuts au Dakar en 2003 sur le Nissan Pickup officiel, signant un encourageante 5e place avant de remporter, quelques mois plus tard, le Rallye du Maroc.

Sa 4e place au Dakar 2005 , toujours sur une Nissan officielle et aux côtés de notre compatriote Jean-Marie Lurquin, juste devant une VW Touareg, lui valut d’être courtisé par le constructeur allemand qui l’embaucha quelques mois plus tard Un investissement très rentable car après avoir offert un premier accessit au Dakar 2005, il en fit de même, coup sur coup, au Rallye du Maroc ainsi qu’au Rallye d’Orient

Toujours à l’arrivée, toujours placé, Giniel De Villiers a, contrairement à d’autres, très vite cerné les principales données des rallyes tout terrains de longue haleine.

Si bien qu’en 2007, tout le monde le voyait déjà remporter son premier Dakar. Malheureusement pour lui, un incident mécanique alors qu’il menait la danse, le fit dégringoler à la 11e place finale Ce n’était que partie remise Grand fan de kitesurf, de rugby et de golf, Giniel De Villiers n’a pas encore acquis la renommée des Boks, comme Montgommery ou Habana, ou des meilleurs golfeurs que sont Ernie Els ou Retief Goosen. Mais une chose est certaine : cette victoire au Dakar a fait grand bruit au pays de "Mandela"où tout une région espère pouvoir accueillir bientôt le retour de cette épreuve mythique sur le sol africain