Justine Henin résidera bel et bien à Monaco

Jugée, elle s'attend à l'être. Elle est même préparée à l'idée que les jugements émis iront dans tous les sens. Justine Henin-Hardenne est effectivement assez intelligente pour réaliser que l'officialisation de son passage de Wépion à... Monaco, officialisation qui n'est plus qu'une question de jours, va lui valoir, en Belgique, autant de soutien que de critiques.

Philippe Lacourt

Jugée, elle s'attend à l'être. Elle est même préparée à l'idée que les jugements émis iront dans tous les sens. Justine Henin-Hardenne est effectivement assez intelligente pour réaliser que l'officialisation de son passage de Wépion à... Monaco, officialisation qui n'est plus qu'une question de jours, va lui valoir, en Belgique, autant de soutien que de critiques. Mais pourquoi se priverait-elle de prendre la route qu'ont, avant elle, empruntée d'autres sportifs belges, tous soucieux de ne pas laisser au fisc largement plus de la moitié de leurs biens?

Quid de Pat Etcheberry?

Car ne nous voilons pas la face, si Justine Henin apprécie la compagnie du soleil, si comme beaucoup de nous elle se réjouit d'avoir la Méditerranée comme plus proche voisine, c'est surtout pour que son portefeuille garde une certaine épaisseur qu'elle a choisi de devenir, du moins provisoirement, résidente monégasque.

Mais au-delà de la question financière, il semblerait qu'elle ne soit pas restée, non plus, insensible à l'idée de ne plus devoir traverser l'océan Atlantique à longueur d'années.

La vie d'une joueuse professionnelle suppose déjà beaucoup de voyages et, donc, forcément aussi beaucoup de séjours à l'étranger, pour ne pas apprécier l'idée d'un camp de base proche de ses racines. Ce serait le cas à Monaco, et ce ne l'est évidemment pas à Saddlebrook où, aujourd'hui encore, elle peaufine la préparation de son grand retour à la compétition. «Si Justine devait décider de nous quitter de manière presque définitive», nous confia à cet égard hier Pascal Collard, le directeur de l'Academy de Saddlebrook, «ce serait avant tout une déception pour les... Belges qui viennent s'entraîner ici. Les Américains, eux, sont plus indifférents à sa présence car son aura, même si elle a été première mondiale, est toujours très éloignée de celle dont bénéficient les soeurs Williams ou même la Russe Maria Sharapova.»

Reste simplement à savoir ce qu'il va advenir de sa collaboration avec Pat Etcheberry, son préparateur physique, attaché au camp de Saddlebrook. Va-t-il la suivre occasionnellement en Europe? Ce n'est pas impossible!

© Les Sports 2005