Malisse - Rochus: la guerre des mots

Même les Américains, qui raffolent des polémiques, s'en sont mêlés. C'est le feuilleton de l'été. La dernière histoire belge. Une saga bien triste. Suite à la non-sélection de Xavier Malisse pour la rencontre de Coupe Davis contre les Etats-Unis, une belle amitié s'est brisée. Olivier Rochus (ATP 29) et lui étaient des copains, des équipiers.

Malisse - Rochus: la guerre des mots
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SERGE FAYAT

ENVOYÉ SPÉCIAL À NEW YORK

Même les Américains, qui raffolent des polémiques, s'en sont mêlés. C'est le feuilleton de l'été. La dernière histoire belge. Une saga bien triste. Suite à la non-sélection de Xavier Malisse pour la rencontre de Coupe Davis contre les Etats-Unis, une belle amitié s'est brisée. Olivier Rochus (ATP 29) et lui étaient des copains, des équipiers. Ils ont même gagné Roland Garros en double ensemble l'an dernier, mais depuis le début de cet US Open, ce sont des balles vicieuses qu'ils se renvoyent avec un filet interposé. «Xavier n'a pas joué depuis deux ans et puis, tout d'un coup, parce qu'il y a un match contre les Etats-Unis, il est prêt à revenir. Il ne respecte pas ses équipiers. Il se fout complètement que nous ayons dû aller sans lui en Croatie et en Serbie. On lui a dit que s'il souhaitait refaire partie de l'équipe, il devait s'investir en 2006, mais il ne veut pas», expliqua, mardi soir, l'Auvelaisien dans la foulée de sa victoire en quatre sets, 5-7, 6-2, 6-2 et 6-2 contre le Tchèque Robin Vik (ATP 80).

Les deux joueurs, apparemment, ne se parlent plus depuis le début de la semaine. Lorsqu'ils se croisent dans l'enceinte de Flushing Meadows, ils se disent tout juste bonjour et bonsoir. Ils étaient supposés disputer le double ensemble, mais le Courtraisien a renoncé au dernier moment, invoquant, officiellement, la crainte de devoir faire des heures supplémentaires en raison d'une météo incertaine.

«Je lui avais encore parlé à Roland Garros. Il m'avait dit qu'il allait essayer de s'engager, mais visiblement il n'a pas envie de faire un effort pour son pays et ses amis. Et s'il vient invoquer le problème d'un aller retour entre les Etats-Unis et l'Europe, c'est une excuse à la con. Il nous prend pour des cons. Ce ne sont que sept heures de vol, qu'il peut faire en classe business. Il ne joue que lorsque cela l'intéresse. Moi, j'ai été en Serbie. Cela m'a coûté trois semaines de ma saison et j'ai perdu de l'argent, car j'ai refusé une garantie que j'avais pour un tournoi en Tunisie. C'est idiot, car on s'entendait bien, mais c'est de sa faute.»

Olivier Rochus, cela dit, était surtout satisfait d'avoir franchi un premier tour qu'il appréhendait. Il était également heureux d'avoir appris que son prochain adversaire ne serait pas le Roumain Victor Hanescu (ATP 40), contraint à l'abandon au début du quatrième set de son match contre le petit Espagnol Albert Montanes.

Bref, tous les espoirs de défier Roger Federer (ATP 1), ce week-end, au stade du troisième tour lui sont permis. «Il s'agissait d'un match piège contre Vik et je suis content de m'en être bien sorti, poursuivit l'Auvelaisien. Il faisait très chaud. Après cinq jeux, mon t-shirt était déjà trempé. Je ne me suis pas démoralisé après la perte du premier set et j'ai réussi à me relancer. A partir du moment où je me trouvais dans la même partie de tableau que lui, ce serait un rêve de rencontrer Federer ici à l'US Open. Le match se disputera certainement sur un grand court et peut-être en «night session». Ce sera un moment que je n'oublierai jamais...»

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