Henin : "J'étais un peu à bout"

Elle sera l'une des grandes attractions du tournoi. Justine Henin (WTA 1) effectue cette semaine son retour sur le circuit à Miami, lors du Sony Ericsson Open, souvent baptisé cinquième levée du Grand Chelem du calendrier. Finaliste contre Serena Williams l'an passé, elle espère, sous le soleil de Floride, prendre un nouveau départ après un début de saison mi-figue mi-raisin, marqué notamment par une élimination prématurée à Dubaï contre Francesca Schiavone.

Serge Fayat
Henin : "J'étais un peu à bout"
©BELGA

Elle sera l'une des grandes attractions du tournoi. Justine Henin (WTA 1) effectue cette semaine son retour sur le circuit à Miami, lors du Sony Ericsson Open, souvent baptisé cinquième levée du Grand Chelem du calendrier. Finaliste contre Serena Williams l'an passé, elle espère, sous le soleil de Floride, prendre un nouveau départ après un début de saison mi-figue mi-raisin, marqué notamment par une élimination prématurée à Dubaï contre Francesca Schiavone.

"Il ne s'agissait pas vraiment d'une surprise, confia-t-elle. J'ai eu beaucoup de difficultés à me concentrer en ce début de saison. L'année 2007 avait été très éprouvante et j'étais un peu à bout. Mes vacances en Afrique du Sud avaient été trop courtes et ma base d'entraînement pas assez solide. Je souffrais également du genou, au point que j'ai même envisagé une opération. Là, ça va mieux. Après Dubaï, j'en ai profité pour me ressourcer. Je suis à Miami avec trois bonnes semaines de travail dans les jambes."

Tête de série n°1 du tableau, Justine Henin fera son entrée vendredi sur les courts en dur de Crandon Park, sur l'île de Key Biscayne, contre la modeste Allemande Angelique Kerber (WTA 80). L'adversaire idéale pour se remettre dans le bain après un mois sans compétition...

"Je ne sais pas ce que cela donnera, mais j'ai le sentiment de m'être préparée comme je le souhaitais. J'espère avoir bien digéré le contrecoup", poursuivit-elle, assurant avoir ressenti de "l'amertume" sur ce qu'elle a montré devant son public, à Anvers. "Je suis quelqu'un de très ambitieux, à tous niveaux. Et puis, si on se fiche de la défaite, on n'est pas une vraie gagnante..."

Lauréate à Sydney et à Anvers, Justine Henin a également laissé sous-entendre qu'elle espérait encore jouer jusqu'à ses 28 ou 29 ans, c'est-à-dire encore trois saisons. Ensuite, il sera temps de passer à autre chose, comme fonder une famille. Séparée depuis plus d'un an de son mari Pierre-Yves Hardenne, avec qui elle entretient, paraît-il, encore de bons rapports, elle a même révélé récemment, dans un magazine flamand, quel genre d'homme devrait être le père de ses enfants.

"Il doit s'agir de quelqu'un d'une pièce, de vrai, d'intense, mais qui serait également capable de me faire rire. Il devra aussi aller vers les autres, car j'adore partager", expliqua-t-elle, assurant ne l'avoir pas encore rencontré. "Si cela doit arriver, cela se produira. Pour l'instant, je profite de la vie et de ma liberté..."