Coupe Davis: C’est toujours la même chanson

Parce que la rencontre se jouait en Belgique, sur une terre battue très lente, on rêvait secrètement d’un exploit. A l’arrivée, il a fallu déchanter. Samedi soir, déjà, après le double, la messe était dite. Seules les filles font recette ! Photos: Belgique - République Tchèque

Mig.T.
Coupe Davis: C’est toujours la même chanson
©Photonews

Parce que la rencontre se jouait en Belgique, sur une terre battue très lente, on rêvait secrètement d’un exploit. A l’arrivée, il a fallu déchanter. Samedi soir, déjà, après le double, la messe était dite. Sans avoir concédé le moindre set, les Tchèques avaient scellé (0-3) leur qualification pour les quarts de finale ! "Le score est sévère, mais il prouve le niveau de nos adversaires. Il faut voir la réalité en face", admit le capitaine belge Réginald Willems.

Finalistes de l’épreuve en 2009, les Tchèques possèdent, en effet, une équipe très solide. Titularisés en simples et en double, Radek Stepanek et Tomas Berdych forment un tandem redoutable, même sur brique pilée. Et, à Bree, ni l’un ni l’autre n’était d’humeur à faire durer inutilement les débats. "Notre objectif était de gagner les trois points le plus vite possible. Mission accomplie", confiait Berdych, soulagé.

Dans l’absolu, on s’attendait à une meilleure résistance de l’équipe belge. "Mais on n’a jamais réussi à les faire douter", reconnaît Réginald Willems qui a subi, à Bree, sa première défaite en tant que capitaine. On a beau chercher : à aucun moment l’équipe belge n’a réellement mis en danger sa rivale. A aucun moment - sauf peut-être, vendredi, dans le troisième set de Xavier Malisse face à Stepanek - on n’a senti que la rencontre pouvait basculer. Nos joueurs se sont bien battus. Ils ont eu une excellente attitude, maquillant même la déroute finale grâce au succès conquis, hier, par Steve Darcis face à Jan Hacek dans un simple sans enjeu. Mais, en un mot comme en cent, la République tchèque était nettement supérieure. "Nous avons rarement joué contre un adversaire aussi fort. Ils n’étaient pas en finale l’an passé par hasard", résume, philosophe, Olivier Rochus.

Certes, il est possible que nos meilleurs joueurs ne soient pas, actuellement, au sommet de leur forme. Mais il reste évident que notre pays ne peut, actuellement, prétendre raisonnablement à une place en quart de finale de la Coupe Davis. Plus que jamais, son destin est de jouer l’ascenseur entre le Groupe Mondial (qui réunit les seize meilleures équipes) et la Zone Euro-Africaine (sorte de deuxième division). Ce sera encore l’enjeu du prochain match de barrage qui se déroulera en septembre prochain. Refrain connu.