La Coupe Davis reste d’actualité

La sécurité a retardé l’arrivée de l’équipe britannique sur le sol belge.

Thibaut Vinel
Andy Murray (GB) TENNIS : ATP WORLD TOUR FINALS 2015 - 20/11/2015 © PanoramiC / PHOTO NEWS PICTURES NOT INCLUDED IN THE CONTRACTS
Andy Murray (GB) TENNIS : ATP WORLD TOUR FINALS 2015 - 20/11/2015 © PanoramiC / PHOTO NEWS PICTURES NOT INCLUDED IN THE CONTRACTS ©Photo News

La sécurité a retardé l’arrivée de l’équipe britannique sur le sol belge.

Ce dimanche, Andy Murray n’avait toujours pas mis le pied en Belgique. Suite au passage du niveau d’alerte terroriste au stade 4, la délégation britannique a postposé son arrivée sur notre sol. La majorité de l’équipe s’est entraînée sur la terre battue du Queen’s Club dans l’ouest de Londres. Et le départ a été retardé à ce lundi. Les instances officielles restent discrètes sur l’heure et le lieu d’arrivée.

Murray avait tenu à rassurer tous les Anglais la semaine dernière : "Je ne veux pas vivre dans la peur chaque fois que je monte sur un court de tennis. Le mieux que nous puissions faire, c’est de continuer à vivre normalement, ne rien changer, ou sinon c’est laisser gagner le terrorisme."

Effacer la déception du Masters

Lors de sa dernière apparition en salle de presse, vendredi à Londres, Murray avait le regard vide à cause de son élimination précoce au Masters dans son O2 Arena. "Le seul point positif est que je quitte le tournoi sans être blessé et avec quelques jours supplémentaires pour préparer la finale de Coupe Davis en Belgique. La perspective de cette rencontre va m’aider à surmonter la déception dans les jours qui viennent", soulignait-il avant d’évoquer sa semaine belge. "Je vois cette finale comme un grand honneur de représenter mon pays. Je découvrirai une nouvelle expérience. Je suis ravi d’affronter la Belgique qui dispose de joueurs talentueux qui peuvent profiter du contexte d’un match de Coupe Davis."

Une exposition maximale

Le contexte a pris une autre dimension qui dépasse largement le cadre de l’aspect sportif. Il y a une semaine, l’éventualité d’une annulation de la finale à cause des menaces d’attentats terroristes était balayée d’un revers long de ligne. Depuis, la capitale est passée en alerte 4. Les événements tantôt sportifs tantôt culturels sont annulés les uns après les autres à Bruxelles. Un climat de peur s’est installé. Demain reste une incertitude. La finale de Coupe Davis sera retransmise à travers le monde. Des stars et des VIP seront présents. L’exposition sera maximale.

"Jusqu’à aujourd’hui, aucun spectateur n’a demandé un remboursement de ses places", confiait Gijs Kooken, le CEO de Tennis Vlaanderen qui répond plus à des questions sur les menaces d’attentat que sur la Coupe Davis en elle-même. "Il serait naïf de dire que nous ne sommes pas inquiets. Nous suivons les événements heure après heure." Les signes actuels tendent à être positifs. "Aucun élément ne laisse penser que la finale est menacée. Les matches ne se joueront qu’en fin de semaine. L’OCAM s’exprime en général la veille ou le jour d’un événement. Le gouvernement devrait nous exposer ses recommandations dans les prochains jours. De notre côté, on avance car le boulot ne manque pas."

Gijs Kooken se montre à la fois réaliste et rassurant. "Aujourd’hui, nous n’avons pas reçu un mot négatif ou un doute. Nous ne prendrons pas le moindre risque avec la vie des 12 600 supporters."