Roland-Garros: la folle réaction du public quand il apprend qu'il est autorisé à rester jusqu'à la fin de Nadal-Djokovic malgré le couvre-feu

Le public de Roland-Garros a été autorisé à assister à la demi-finale Nadal-Djokovic jusqu'au bout malgré le couvre-feu de 23h00, ont indiqué les organisateurs vers 22h40, alors que le Serbe venait de remporter la 3e manche pour mener deux sets à un.

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© AFP

"Madame, Monsieur, en accord avec les autorités nationales, le match ira a son terme en votre présence", a indiqué le speaker du court Philippe-Chatrier alors que le public scandait aux changements de côté "On s'en ira pas ! On s'en ira pas !".

En apprenant qu'ils avaient eu gain de cause, les spectateurs se sont mis à scander "Merci Macron ! Merci Macron !"

"Je voudrais remercier l'Elysée et Matignon de nous permettre d'aller au bout de ce suspense incroyable, de ce match de légende" a déclaré pour sa part déclaré Gilles Moretton, le président de la Fédération française de tennis (FFT) au micro de France Télévisions.

Interrogé quelques minutes après l'annonce, il n'a pas caché son émotion : "Je pense à des millions de gens et notamment à ceux devant la télévision.


"On voyait cette possibilité arriver dans la programmation avec un risque, celui de deux matches qui durent longtemps. Généralement, un match dure en moyenne 2h40. Là on dépasse la norme dans ces deux demi-finales d'exception (la première entre Tsisipas et Zverev vendredi a duré 3h40, NDLR)" a t-il ajouté.

La demie tant attendue entre le N.1 mondial et le roi de Roland-Garros, en quête d'un 14e sacre sur la terre parisienne synonyme de 21e titre du Grand Chelem tenait toutes ses promesses. Après plus de 3h30 de jeu, les deux hommes entamaient la quatrième manche.


"Je pense qu'il fallait aller au bout avec des spectateurs, des joueurs qui vont donner le maximum et un spectacle d'une immense qualité" a terminé Gilles Moretton.

L'évacuation du public mercredi durant le quart de finale entre Djokovic et Matteo Berrettini avait provoqué la colère des spectateurs.

"On a payé 500 balles pour deux tiers du match, c'est inadmissible. Dans ce cas, il fallait commencer à 19h00", avait pesté un spectateur quittant le stade avec son épouse et leurs deux enfants.


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