La nuit à l’US Open: les deux reines du XXIe siècle créent la sensation

Cet US Open, version 2021, est un grand cru au niveau des surprises. Alors qu’on s’attendait à voir une finale avec des grands noms avant le tournoi, deux "gamines" ont bousculé la hiérarchie.Raducanu, le rêve continue

La nuit à l’US Open: les deux reines du XXIe siècle créent la sensation
© Montage
Benjamin Sinot

Le sport est si beau lorsqu’il permet au grand public de vivre de telles histoires. Encore inconnue avant la quinzaine new-yorkaise, bien qu’elle avait marqué un peu les esprits à Wimbledon, Emma Raducanu vit un rêve éveillé à Fleshing Meadows. La jeune Britannique s’est qualifiée pour la finale en écartant la battante grecque, Maria Sakkari, en deux sets : 6-1, 6-4. Si les spécialistes du tennis avaient pour certains émis la possibilité de voir Raducanu se hisser en finale, d’autres s’étaient légitimement interrogés sur ses facultés à gérer la pression de l’événement. Le moins que l’on puisse dire est que la joueuse classée au 150e rang mondial n’a pas tremblé. Depuis l’entame du tournoi, elle n’a toujours pas perdu un set et fera figure de favorite pour le sacre. En moyenne, elle n’a perdu que 2,4 jeux par set. C’est tout simplement prodigieux pour une fille de… 18 ans ! Il suffisait d'écouter les éloges de Justine Henin, consultante sur Eurosport, pour se rendre compte du niveau affiché par la native de Toronto.

Fernandez, l’autre prodige du tennis féminin

Voir Raducanu disputer la finale à Fleshing Meadows paraissait utopique avant le tournoi. Que cette finale l’oppose à Leylah Fernandez le semblait encore davantage. La jeune Canadienne s’est elle aussi qualifiée pour la finale en sortant la tête de série N.2, Aryna Sabalenka. Pour cette dernière, il s’agit d’une immense contre-performance puisque le tableau était plus ouvert que jamais. Mais la fougue de Fernandez a finalement fait la différence au terme d’un match très accroché : 7-6 (3), 4-6, 6-4. À 19 ans (depuis quatre jours), elle tentera de remporter un premier tournoi de Grand Chelem dans la nuit de samedi à dimanche. Preuve d’un énorme vent de fraîcheur dans le tennis féminin. Serena Williams possédait déjà quatre titres du Grand Chelem peu avant la naissance de Fernandez (septembre 2002) et Raducanu (novembre 2002). Ce sera également la première finale entre deux joueuses non têtes de série dans l’ère Open, à l’US Open.

Le chiffre du jour : 9, comme Evert

En remportant son match, Emma Raducanu a rejoint Chris Evert au sommet de la hiérarchie. Avec neuf succès, elle a ainsi égalé le record du plus grand nombre de matches remportés lors des deux premières participations à un tableau final d’un tournoi du Grand Chelem. Elle peut devenir l‘unique recordwoman si elle remporte le titre.

Pas de miracle pour Bailly

Engagé en quart de finale du tournoi juniors, Pierre-Yves Bailly a bien cru qu’il pourrait s’offrir le scalp de la tête de série N.1, le Chinois Juncheng Shang. Le jeune Belge a remporté la première manche sur le score de 6-3, avant malheureusement de perdre les deux suivantes 6-3 et 6-2. Il n’y a donc plus aucun compatriote en simple. Le seul espoir, côté belge, repose désormais sur les épaules de Hanne Vandewinkel, dans le tournoi du double juniores filles. En duo avec la Tchèque Alexandra Eala, elle tentera de se qualifier pour les demi-finales contre la paire américaine composée de Coleman et Sieg.

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