Djokovic pourrait avoir antidaté son test covid: il risquerait une suspension de 3 ans, synonyme de fin de carrière

L'affaire Djokovic n'en finit pas de faire parler.

Les nuages s’amoncellent au-dessus de Novak Djokovic. Si le joueur s’entraîne librement dans la Rod Laver Arena, il reste dans le viseur des autorités australiennes qui ont mis au jour une erreur dans un document relatif à ses voyages durant les 15 jours précédant son arrivée à Melbourne, ce qui pourrait le priver de l'Open d'Australie. Mais, à en croire deux journalistes allemands, le Serbe risque encore plus gros. Sa carrière est menacée par un péril plus grand. Il pourrait être cette fois sous le coup d’une enquête des instances de l’ATP.

Si l'enquête publiée par l'hebdomadaire Der Spiegel et relayée par le quotidien sportif français L'Équipe est confirmée, Novak Djokovic pourrait être privé de circuit durant trois ans, ce qui signifierait la fin de carrière pour le joueur serbe de 34 ans.

Le numéro un mondial est soupçonné d’avoir antidaté son contrôle qui ne remonterait pas au 16 décembre, mais plutôt au 26 décembre. Leur argumentaire s’appuie sur deux points: le timestamp et le numéro du test. Qu’est-ce que le timestamp? Une valeur, utilisée en informatique, qui représente un moment précis. Ce moment se calcule sur la base du QR code du test du joueur. Il indique qu’il date du 26 décembre, soit 10 jours après la date annoncée par Djokovic. Cette date est confirmée par le numéro du test positif (n°7371999) qui serait postérieur à celui du 22 décembre (n°7320919).

L’ATP a été formel: toute falsification de document est passible d’une suspension de trois ans. Le ministère de l’Immigration australien n’est peut-être plus le problème principal du Serbe.

Une enquête "convaincante mais pas totalement fiable"

Nos confrères de L'Equipe n'ont pas tardé à contacter un ingénieur informatique, Guillaume Rozier, qui est à l'origine du site web d'agrégation de données CovidTracker. Selon lui, l'enquête menée par Der Spiegel est "très concrète, très vérifiable." Et d'ajouter: "Il y a tellement d'informations cohérentes qu'il y a peu de doute" sur la falsification du test.

L'ingénieur reste toutefois prudent: "Ces éléments très convaincants d'un point de vue informatique ne nous permettent pas d'être sûrs à 100%." Nul doute qu'une enquête sera menée pour tenter d'aboutir à une vérité qui pourrait donc coûter très cher au n°1 mondial.

Ce mercredi, le Serbe a publié un message sur ses réseaux sociaux, dans lequel il avoue avoir "commis des erreurs ".

Sur le même sujet