Crachat en direction des fans, insultes envers l'arbitre: Nick Kyrgios entame Wimbledon en grande pompe

Le fantasque tennisman australien n'a pas failli à sa réputation au premier tour de Wimbledon.

Crachat en direction des fans, insultes envers l'arbitre: Nick Kyrgios entame Wimbledon en grande pompe
©AFP

Douze minutes. C'est le temps que Nick Kyrgios aura tenu sans perdre les pédales lors de son premier match à Wimbledon. Opposé au Britannique Paul Jubb pour son entrée en lice, l'Australien est rapidement sorti de ses gonds, s'en prenant successivement au public, à son adversaire ainsi qu'aux juges de ligne.

Dès la fin du premier set, le 40e mondial au classement ATP a déjà livré une première surprise, en s'offrant un service... entre les jambes.

Le joueur australien a ensuite invectivé les juges de ligne de la rencontre, leur reprochant d'être peu réactifs lors de leur prise de décisions. "Ils ont dans les 90 ans, ils ne voient rien", a-t-il lancé. A l'adresse de l'arbitre principale, la Serbe Marija Cicak, visiblement "trop bruyante", Kyrgios a pesté: "Quelqu'un est venu la voir pour entendre ce qu'elle dit ? Non. Vous êtes une inconnue sans aucun fan."

Le comportement du tennisman australien n'a d’ailleurs pas plu au public londonien, qui a sifflé le joueur à plusieurs reprises. Kyrgios a déploré les cris et les sifflement des spectateurs pendant les échanges, qui l'auraient grandement déconcentré.

"Vous devriez les virer du stade, on peut siffler à Wimbledon maintenant ? Ils n'ont pas le droit de faire ça, comment ça se fait que cela se produise encore ? Vous n'acceptez pas les casquettes avec deux logos, mais vous acceptez l'irrespect envers un athlète", a fustigé Kyrgios.

Enfin, le sportif a même osé cracher en direction de certains supporters. "Un groupe de personnes ne s'est pas privé de me critiquer, c'était pour eux, ils se reconnaîtront", a-t-il précisé au cours de la conférence de presse d'après-match.