John McEnroe sur les frasques de Nick Kyrgios: "Il faudrait que Sigmund Freud sorte de sa tombe pour trouver la solution"

John McEnroe apprécie Nick Kyrgios. Mais il trouve qu'il pourrait exploiter beaucoup mieux son incroyable talent.

G.J.
John McEnroe sur les frasques de Nick Kyrgios: "Il faudrait que Sigmund Freud sorte de sa tombe pour trouver la solution"
©AFP

Qui de mieux que John McEnroe pour parler de Nick Kyrgios et son caractère? En effet, à des époques différentes, les deux hommes partagent le fait d'avoir un tempérament chaud sur un court de tennis. Comme en dehors d'ailleurs.

A Wimbledon, l'Australien a oscillé entre le magnifique et la polémique. Dans la première partie, on retiendra sa finale où il a tenu son rang face à Novak Djokovic ou sa belle victoire contre Tsitsipas. Dans la seconde, son crachat envers un spectateur, ses sushis pendant la conférence de presse ou ses saillies envers les arbitres ont également défrayé la chronique.

Pour l'Américain, l'Aussie est littéralement inclassable. "Ce type est un génie sur le court, par sa façon de jouer", a-t-il commencé sur la BBC. "C'est incroyable, il fait bouger les curseurs pour nous dans le tennis. On en a grand besoin, mais on n'en a pas besoin s'il ne fait des efforts que la moitié du temps."

Ensuite, le détenteur de sept Grand Chelems a eu le sens de la formule. Comme souvent d'ailleurs. "Il faudrait que Sigmund Freud sorte de sa tombe et trouve d'une façon ou d'une autre la solution pour que ce type continue à jouer encore quelques années, parce qu'il est très utile".

'Il est apprécié... mais il a des démons !"

A l'image de son rabibochage avec Novak Djokovic, Nick Kyrgios tient une place spéciale au sein du grand vestiaire de l'ATP. Face au Serbe, il a notamment réussi 30 aces... mais il a également pesté contre son camp réuni dans une loge du Centre Court. Le public n'a pas trop compris les invectives du joueur de 27 ans. Certainement était-il encore échaudé par la spectatrice que l'Australien a pris à partie car il l'accusait d'être ivre? "Comment pensez-vous que sa loge se sent quand il leur hurle dessus ? Ce sont les gens qui l'aiment le plus, non ? Malheureusement, c'est aux gens qu'on aime le plus qu'on s'en prend le plus", a-t-il également estimé.

Une attitude qui lui a valu un avertissement et qui n'a pas servi sa cause selon McEnroe. "C'est un bon gamin, les autres joueurs l'aiment bien, il est apprécié dans le vestiaire, il fait beaucoup pour des oeuvres caritatives. Mais il a des démons, vous savez, dans un sens. On a tous cette peur de l'échec, mais la question est de savoir comment le gérer au mieux. Mais ce gars n'a pas besoin de coach, c'est un génie quand il joue", a terminé celui qui est devenu consultant pour BBC ou Eurosport.