Medvedev recadre un fan le traitant de "loser": "Une des premières fois que cela m’arrive dans la vraie vie"

Daniil Medvedev a dit sa façon de penser à un fan qui le traitait de perdant.

Western & Southern Open - Day 2
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Habitué à se faire insulter sur les réseaux sociaux comme la majorité des joueurs, Daniil Medvedev a connu une nouvelle étape dans l’absurdité humaine quand après sa défaite contre Nick Kyrgios au Masters 1000 de Montréal, le Russe, qui circulait dans les allées du tournoi, a vu une personne l’insulter de "loser". Homme au caractère bien trempé, le n°1 mondial a fait demi-tour pour partir à la rencontre de ce spectateur un peu trop virulent. Si la scène a fait le tour de la toile, il aura fallu attendre l’arrivée de Medvedev au Masters 1000 de Cincinnati pour que le dernier vainqueur de l’Us Open explique sa réaction bien légitime.

"Peu importe que ce soit après un match, pendant un tournoi, dans la rue ou chez moi : si quelqu'un se moque de moi, je vais répondre. Je ne me laisse pas faire, peu importe qui c'est, peu importe où cela se passe. Je ne laisserai jamais quelqu'un crier des choses désagréables sur moi en continuant ma route sans rien dire. Je vais le confronter, lui demander quel est son problème. Je suis donc allé voir le mec et je lui ai dit : 'C'est quoi ton problème ? Pourquoi tu dis cela ? Tu ne devrais pas faire cela.' Il parlait à peine anglais. Des gens autour de lui voulaient qu'il s'excuse."

Si le comportement de ce fan de tennis, mais peut-on parler d’un passionné de tennis dans de telles circonstances, a heurté Daniil Medvedev, l’attitude du fils de ce dernier a, elle aussi, choqué le Russe.

"Quand j’ai interpellé son fils, lui aussi a commencé à mal me parler ! Pardon mais, le jour où j’ai des enfants, je ne vais pas les éduquer pour qu’ils disent des choses désagréables aux gens. Éduque ton gamin au lieu de mal me parler ! C’est l’une des premières fois que cela m’arrive dans la vraie vie. On va dire que plus tu deviens connu, en grimpant au classement notamment, plus il y a des chances que cela se produise. Sur les réseaux sociaux, c’est fréquent, et c’est pareil dans tous les sports."