La finale du simple messieurs opposera Andre Agassi - qui a battu Pat Rafter au terme d'un match éblouissant de cinq sets - à un joueur français qui sera soit Arnaud Clément, soit Sébastien Grosjean. Opposant deux des joueurs les plus sympathiques du circuit, la demi-finale entre le tenant du titre et l'Australien a tenu toutes ses promesses, les deux hommes se livrant un duel sans merci mais empreint d'énormément de fair-play. Mené deux sets à un, Andre Agassi a pu compter sur un coup de fatigue de son opposant pour finalement l'emporter par 7-5, 2-6, 6-7 (5/7), 6-2, 6-3 Il s'agissait sans doute du dernier match de Rafter à l'Australian Open puisque le champion aussie a décidé de mettre fin à sa carrière en fin de saison. En dames, Martina Hingis semble bien partie pour retrouver samedi à Melbourne, lors de la finale du simple dames des Internationaux d’Australie qui l’oppose à Jennifer Capriati, un titre qu’elle a déjà gagné trois fois de suite en 1997, 1998 et 1999. Capriati ne l’a du reste jamais battue en cinq rencontres depuis 1997. Certes, cela n’a pas grande signification, étant donné la difficulté éprouvée par l’Américaine pour retrouver un niveau digne de son rang après être restée éloignée des courts pendant deux ans. Mais il faudrait qu’elle joue aussi bien que les soeurs Williams ou Lindsay Davenport à leur meilleur niveau pour espérer battre Hingis. Elle n’en est apparemment encore pas là. Même si sa forme est éblouissante et son enthousiasme évident. En outre, le désir de la Suissesse de retrouver son bien, après deux années entières de disette en Grand Chelem, n’est pas inférieur à celui de Capriati de remporter son premier tournoi majeur. Pour ce qui est de la forme physique, celle de Hingis laisse moins que jamais à désirer. Dans aucun domaine, Capriati ne peut espérer faire vraiment la différence. Sauf, peut-être, au service, où son adversaire a toutefois beaucoup progressé. Surtout avec sa deuxième balle. Quant à son coup droit, elle l’a beaucoup travaillé pendant la coupure hivernale. "Contre Martina, il faudra que je me montre patiente et que je ne la laisse pas dicter le jeu", a prévu Jennifer. Plus facile à dire qu’à faire. "Elle joue très bien en ce moment. Elle n’avait jamais battu Monica (Seles) ni Lindsay (Davenport) dans un tournoi du Grand Chelem auparavant. Mais je crois que j’ai toujours obtenu de bons résultats contre elle", a fait observer mine de rien Martina.