Justine Henin a choisi de mettre un terme à sa deuxième carrière mais la Belgique a peut-être trouvé une remplaçante Elle s’appelle An-Sophie Mestach. La petite Gantoise (ITF 3) est devenue, samedi, à 16 ans, la première Belge à remporter le simple juniors à l’Australian Open. Dans la Rod Laver Arena, elle a battu la Portoricaine Monica Puig (ITF 7) 6-4 et 6-2 en 1h32 après s’être montrée d’une terrible efficacité sur les points importants.

"Je ne pensais pas me trouver là", confia-t-elle, son trophée entre les bras. "Je crois d’ailleurs que je ne réalise pas encore très bien. Ce fut une incroyable sensation de pouvoir jouer dans cette arène, même si elle n’était pas fort remplie. J’étais assez nerveuse, mais je pense avoir livré un très bon match. J’ai bien suivi les consignes tactiques écrites dans mon cahier. Le moment le plus difficile fut incontestablement le discours lors de la cérémonie de remise des trophées " sourit-elle.

An-Sophie Mestach raconte avoir été fascinée par les photos de Steffi Graf, de Serena Williams et de Roger Federer qu’elle a vues dans les couloirs de Melbourne Park. Qui sait, un jour, elle aura peut-être la sienne.

La Flandrienne, qui a Kim Clijsters comme idole, n’est pas la plus douée, mais elle est l’une des plus mûres. Chez elle, la meilleure attaque, c’est un peu la défense. Et comme récompense, elle pointera désormais à la première place du classement mondial de sa catégorie !

"Je ne sais pas si c’est mieux que Kim " sourit la protégée d’Ann Devries, qui repartira avec deux kookaburras en peluche après avoir aussi triomphé en double. "Je suis en dernière humanité et je sais que j’ai encore un long chemin. Je dois développer mon agressivité. Cette année, j’aimerais bien briller à Roland Garros et surtout à Wimbledon. Cela me titille. J’espère aussi disputer quelques challengers dôtés de 25000 dollars. Et à terme, mon objectif est d’atteindre le Top 100 "

A son retour, elle aura en tout cas l’occasion de fourbir ses armes alors qu’elle fera partie de l’équipe de Fed Cup qui défiera les États-Unis. De quoi lui donner du cœur à l’ouvrage.