La victoire de Kim Clijsters, la nuit de lundi à mardi, profite à l'ensemble du monde tennistique belge. Pourtant, la Limbourgeoise, en tant que néerlandophone affiliée à un club flamand, est membre de la `Vlaamse Tennis Vereniging´, la fédération flamande de tennis. Explication.

Depuis 1979 et le décret sur la communautarisation des matières sportives, la fédération belge de tennis est composée de trois organes. L'un, flamand, gère les clubs installés en Flandre ainsi que les clubs de la région de Bruxelles-Capitale qui en font la demande. C'est la VTV. L'autre, francophone, fait de même dans la partie Sud du pays. Il s'agit de l'Association francophone de tennis (AFT). Les membres choisissent leur `camp´ en fonction du club auquel ils s'affilient. Actuellement on dénombre 400 clubs en Communauté française et 500 en Communauté flamande (75000 affiliés contre 125000). Ces deux associations communautaires sont chapeautées par la Fédération belge de tennis, gérée de manière paritaire par chaque association.

Chacun ses sponsors

Si la fédération gère la représentation belge à l'étranger ainsi que l'organisation de la Coupe Davis et de son penchant féminin de la Fed Cup, l'AFT et la VTV ont tout le loisir d'organiser la formation des jeunes et de gérer leur sponsoring comme ils l'entendent.

`Les deux ligues ont une banque différente, des sponsors différents et une manière différente de travailler´, explique Yves Freson, président - francophone - de la fédération belge.

Il n'en reste que les francophones `se réjouissent de la victoire de Clijsters ´, selon les termes d'André Stein, président de l'AFT. `Et si les associations linguistiques travaillent chacunes de leur côté, les sélections nationales n'en restent pas moins toujours guidées par le bon sens´.

© La Libre Belgique 2002