La candidature belge pour l'organisation de la phase finale de la Fed Cup est en place. Deux villes souhaitent accueillir l'événement qui se déroulera du 19 au 22 novembre prochain: Bruxelles et Moscou. «La décision sera prise le 28 août par les membres du comité de la Fed Cup sur base du rapport d'évaluation établi par la Fédération internationale», explique Yves Freson, président de la Fédération belge.

Ce comité est composé de cinq membres: l'Américaine Judy Levering, la Britannique Ann Jones, l'Allemand Georg van Waldenfels, le Russe Aleksei Selinavenko et le Belge Pierre-Paul de Keghel. L'Espagnol Juan Margets, Executive Director de la Fed Cup, aura également le droit de vote.

On peut raisonnablement se montrer optimiste sur les chances de la candidature belge. Le budget prévisionnel nécessaire (2 millions d'euros) a été approuvé. «Un quart provient de l'institutionnel, un quart du ticketing, un quart de l' Hospitality et un quart de notre partenariat avec notre sponsor principal Belgacom qui donnerait d'ailleurs son nom à cette phase finale», explique Bob Verbeeck, responsable de la société Octagon, organisatrice de l'événement.

Surenchère russe?

Au niveau du cahier des charges, Bruxelles a également tout pour plaire. Deux palais du Heysel (les 3 et 8) ont en effet d'ores et déjà été réquisitionnés. «Le court principal pourra accueillir 5200 spectateurs», précise Bob Verbeeck. Il est clair que c'est l'engouement populaire que créerait l'événement qui est le principal atout belge. Jamais le tennis féminin n'a, en effet, été aussi populaire dans un pays et la Fed Cup a un urgent besoin de tribunes remplies pour renforcer sa crédibilité. Avec Kim Clijsters et Justine Henin-Hardenne en tête d'affiche, cette phase finale serait véritablement une fête.

«Il s'agirait même de l'événement sportif de l'année en Belgique et du plus grand événement de tennis de l'histoire avec la fameuse finale Inter-Zone Belgique-Italie de Coupe Davis en 1957», ajoute Yves Freson.

Moscou part, dans ce contexte, avec un évident retard. D'autant plus que rien ne dit que si la compétition se dispute dans la capitale russe, Kim Clijsters et Justine Henin-Hardenne effectueraient le déplacement. Au contraire!

Bref, a priori, Bruxelles a de bonnes chances de l'emporter. Seul hic: la possible surenchère financière provenant de Moscou. On le sait: la Fed Cup a besoin d'argent et ne serait pas insensible à une offre mirobolante. Mais elle perdrait assurément sur le plan sportif ce qu'elle gagnerait sur le plan économique...

© Les Sports 2003