Wimbledon, le tournoi le plus prestigieux de la saison, débute aujourd'hui. Cette saison, l'épreuve londonienne a une saveur particulière puisqu'en toile de fond, se profile à grande vitesse un autre rendez-vous prestigieux, les Jeux olympiques de Pékin.

Les Internationaux de Grande-Bretagne, seconde épreuve du triptyque "Roland Garros, Wimbledon et Jeux olympique", restent très ouverts cette saison.

Qui succédera à Venus Williams, lauréate sur le "green" londonien à quatre reprises ? En 2007, l'Américaine n'avait concédé que cinq jeux en finale contre la surprise Marion Bartoli, aujourd'hui retombée aux oubliettes. La soeur de Serena avait successivement mis une raclée à Maria Sharapova, Svetlana Kuznetsova et Ana Ivanovic avant d'atteindre la phase finale. Il y a douze mois, ces trois joueuses étaient respectivement têtes de série numéro deux, cinq et six, alors que Venus Williams était en manque de repère, sans match sur gazon dans les jambes.

Entre les blessées et les non-spécialistes, l'inconnue demeure dans le jardin. Les lauréats des neuf dernières éditions se retrouveront avec des fortunes diverses. Amélie Mauresmo (2006) ou Lindsay Davenport (1999) ne devraient pas trop exciter les "bookmakers". En revanche, Venus Williams (2000, 2001, 2005, 2007), Serena Williams (2002, 2003) et Maria Sharapova (2004) partent avec des chances égales.

Cette saison, une surprise de taille n'est pas à exclure.

Un quatuor sort des troupes avec Ana Ivanovic, lauréate à Roland Garros de sa première levée du Grand Chelem et fraîchement numéro un mondiale. Sa ténacité et sa résistance physique en font la candidate idéale au sacre. De plus, ses trophées lui ont procuré un ascendant psychologique indéniable sur la concurrence.

En revanche, la jolie Serbe, pour sa quatrième participation à Wimbledon, n'a jamais atteint la finale et n'a gagné qu'à 10 reprises sur le sacro-saint gazon britannique. "Last but not least", la Serbe n'a plus joué le moindre match depuis son sacre à la Porte d'Auteuil. L'an passé, elle avait disputé le tournoi de Rosmalen avant de passer la Manche.

Safina, une sérieuse outsider

Reste alors un trio de joueuses aussi expérimenté sur le gazon que talentueux : Maria Sharapova et les soeurs Williams.

Maladroite sur la terre battue parisienne, Maria Sharapova rêve de goûter de nouveau au plaisir qu'elle avait ressenti en 2002 lorsqu'elle soulevait à 17 ans à peine son premier trophée dans une levée du Grand-Chelem. Depuis, elle a buté à deux reprises dans le dernier carré avant de sombrer l'an passé en huitièmes de finale contre la future lauréate. Comme la numéro un mondiale, la Russe débarquera à Londres sans le moindre match sur la surface verte au compteur.

Quant aux soeurs Williams, elles ont prouvé par le passé que, lorsqu'elles avaient envie de jouer, elles étaient capables de déjouer tous les pronostics. A elles deux, elles ont trusté six couronnes anglaises. De plus, orgueilleuses, les Américaines voudront effacer l'humiliation parisienne où elles n'atteignirent pas le troisième tour. Que ce soit Venus ou Serena, ni l'une ni l'autre n'ont foulé le gazon avant de se rendre au "All England lawn tennis and croquet club".

Et les autres ? Dinara Safina, en état de grâce depuis Berlin, ne semble pas si loin des favorites. Inexistante lors de ses cinq dernières apparitions à Londres, la petite soeur de Marat s'est fait un prénom à Roland Garros en atteignant la finale.

Pour revivre cette émotion, l'une des cinq Russes du "Top 10" a préparé consciencieusement la troisième levée du Grand Chelem de la saison en s'alignant à Rosmalen. Elle a d'ailleurs retrouvé des couleurs sur le vert, en y jouant la finale, sa première sur gazon.

Parmi les autres surprises possibles, la Serbe Jelena Jankovic n'a pas disputé le moindre match sur gazon. Pire, elle n'a jamais aligné quatre succès de rang en quatre participations.

Pour sa sixième sortie anglaise, Svetlana Kuznetsova tentera de briser la malédiction des quarts.

Même combat pour sa compatriote Elena Dementieva. Quant à une autre Russe, Ana Chakvetadze, elle n'est pas réglée sur l'heure anglaise.

Reste la jeune Polonaise Agnieszka Radwanska qui a gagné à Eastbourne.