Tennis

Clijsters a hâte de rejouer en équipe

David Lehaire

Publié le - Mis à jour le

Les cheveux lâchés et la robe noire qu'elle porte avec élégance en feraient presque une autre jeune femme. Attablée avec Ivo Van Aken, le capitaine belge et Caroline Maes, quatrième joueuse de l'équipe, elle échange surtout des regards complices avec Lleyton Hewitt, l'élu de son coeur. Décontractée et naturelle, Kim Clijsters profite des joies d'une bonne table. Elle prépare doucement le match qui l'attend ce week-end contre la Slovaquie. La Limbourgeoise se veut très disponible. Et quand une petite tête blonde admirative s'approche d'elle pour solliciter un autographe, elle se plie avec un plaisir non feint à un exercice désormais quotidien pour eux...

La scène se passait mercredi soir sur les hauteurs de Nalinnes, à quelques minutes à peine du Spiroudome. Guère stressée, la deuxième joueuse mondiale avait déposé le jour-même ses valises au Business Hôtel. «Mon arrivée tardive s'explique par une activité menée pour un sponsor et un examen médical», explique-t-elle. Avant de rassurer jusqu'aux éternels anxieux. «Mon épaule droite se porte bien. Pas de problème pour jouer, donc.»

Tant mieux car, de son propre aveu, la petite semaine de repos qu'elle s'est imposée au sortir de Wimbledon a largement suffi à son bonheur. «J'ai hâte de rejouer et, ce, quelle que soit l'opposition.»

Objectif US Open

Kim Clijsters plante le décor: «La Slovaquie est déforcée? C'est vrai. Mais je n'ai pas pour habitude de me focaliser sur le nom de mon adversaire. Je vais aborder cette rencontre avec la même concentration et la même volonté que d'habitude. Nous savons que nous sommes favorites et c'est tout à fait normal. Je suis heureuse de jouer pour mon pays.»

Un pays qu'elle quittera lundi en compagnie de son fiancé. Direction les Etats-Unis et plus spécialement le tournoi de Stanford, où elle débutera sa tournée américaine avant l'US Open. «Elle va disputer quatre tournois, prendre une semaine de repos et puis se rendre aux Internationaux des Etats-Unis», explique Marc Dehous, heureux de demeurer son coach pour l'année à venir.

Mais avant cela, Kim Clijsters entend se débarrasser le plus rapidement possible des Slovaques. «Vais-je m'accorder un dimanche de repos si nous avons gagné nos deux simples la veille? Je ne sais pas. De toute façon, je n'ai mon vol que le lundi. Et puis, tout demeure possible tant que les carottes ne sont pas cuites. La Fed Cup constitue l'un des objectifs de ma saison.» Une saison qu'elle pourrait bien terminer au sommet de la hiérarchie mondiale. «Cela devient doucement un but», avoue Dehous.

© Les Sports 2003

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