Tennis Le chef de file de la délégation belge, qui a pris le temps de remettre à plat son projet sportif, veut se débarrasser une bonne fois pour toutes de ses doutes et repartir sur de bonnes bases.

David Goffin se lance dans l’inconnu cette année à Roland-Garros. Même s’il fréquente les lieux depuis huit ans, il n’a pas les mêmes repères que ces dernières années. Son travail intensif à l’entraînement n’a pas trouvé de prolongement lors des matchs durant les tournois de préparation. De Monte-Carlo à Rome, il n’a disputé que neuf matchs. L’an passé, il avait treize matchs sur terre battue dans les jambes.

"Comparer avec le passé est compliqué", confie le 30e joueur à l’ATP. "Je suis déjà arrivé à Paris avec plus de confiance. Mais je sens que j’évolue au fil des tournois. Mon jeu est de plus en plus constant. La saison sur terre battue aurait pu être meilleure. J’ai disputé neuf matchs, mais je suis prêt. Dans le contexte actuel, la saison est correcte. Ele est comme elle est et elle n’est pas finie. Le principal, c’est que je me sens bien."

Qu’il se sente bien, telle est la condition sine qua non pour espérer prester à son véritable niveau. Ces derniers mois, il a eu le courage de se remettre en question de A à Z. "La période n’était pas facile. Je suis d’abord revenu de blessure. Ensuite, j’ai changé de coach. Je me suis posé beaucoup de questions. J’ai tout remis à plat. J’ai revu mon projet en profondeur. Enfin, il faut prendre des décisions. Je ne cache pas que j’ai douté."

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