Roger Federer (ATP 1) a dû attendre le crépuscule, mercredi à Melbourne, pour rayonner dans la Rod Laver Arena et se qualifier pour les demi-finales de l’Australian Open au terme d’un match renversant contre Nikolay Davydenko (ATP 6).

Méconnaissable sur le court, le Suisse s’est réveillé à temps pour s’imposer 2-6, 6-3, 6-0 et 7-5 après avoir semblé être au bord de la rupture lorsque le Russe a obtenu trois balles de double break à 6-2, 3-1. "J’étais gêné par l’ombre et le soleil sur le court. J’attendais qu’il s’en aille", révéla le Suisse, qui reconnut que sa sortie aux toilettes à la fin du premier set était partiellement motivée par la volonté de gagner du temps. "C’était comme un "rain delay". Un centimètre ou deux d’ombre peut signifier un point de gagné de plus et faire la différence à la fin", souligna le Bâlois qui, à partir de 3-3 au deuxième set, a gagné 28 des 31 points suivants et 13 jeux de suite face à adversaire déboussolé.

Restant sur deux défaites contre Nikolay Davydenko, Roger Federer aura toutefois eu chaud jusqu’au bout lorsque le vainqueur du Masters se rebella dans la quatrième manche, sauvant une balle de match d’un retour supersonique en revers à 5-4, 40-30, pour contre-breaker. A l’arrivée, toutefois, c’est le maître qui garda la main sur le "tsar" pour poursuivre sa route direction une seizième levée du Grand Chelem.

"C’est la beauté des matches en cinq sets. Je suis content d’être resté calme et d’avoir pu élever mon niveau de jeu lorsque le soleil a baissé et qu’il a fait une faute de trop, peut-être. Maintenant, il était à espérer pour lui qu’il n’avait pas prévu de se coucher tôt , j’aurais aussi pu me faire avoir 6-2, 6-2, 6-2, sourit-il. "C’est mental et physique dans ce genre de match. Je savais que j’aurais ma chance. C’est parfois une illusion, mais il faut rester positif", ajouta le numéro un, pressé d’aller voir le quart de finale entre Novak Djokovic et Jo-Wilfried Tsonga (voir ci-dessous).