Défi français dans un jardin australien
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Défi français dans un jardin australien

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Publié le - Mis à jour le

Les Australiens feront tout pour offrir le célèbre saladier à Patrick Rafter, avant son éventuelle retraite, définitive ou provisoire, lors de la 89e finale de la Coupe Davis qui les oppose aux Français au Rod Laver Arena de Melbourne, depuis la nuit dernière et jusqu'à dimanche.

En 1999, lorsqu'ils se l'approprièrent en battant ces mêmes adversaires 3-2 à Nice, Rafter, qui venait de subir une opération à l'épaule, était absent. `Nous avons appelé Pat chaque jour. C'était son rêve de gagner une finale de la Coupe Davis´ , avait indiqué John Newcombe, alors capitaine.

RAFTER SUR SES TERRES

Deux ans plus tard, l'épaule et le bras de Rafter ne vont guère mieux et il vient d'enregistrer trois défaites face à Andre Agassi, Sébastien Grosjean et Lleyton Hewitt au Masters de Sydney. Mais ses douleurs persistantes l'avaient empêché de jouer depuis la victoire de l'Australie sur la Suède, en demi-finale de la Coupe Davis, le 23 septembre.

Le gazon est un peu le domaine de cet attaquant racé que la glissade qu'il fit mardi à l'entraînement semble à présent davantage inquiéter que son bras. Sera-t-il en mesure de tenir cinq sets? Son duel avec Grosjean devait en tout cas revêtir une intensité dramatique extrême, après la première confrontation entre Hewitt et Escudé.

GAZON ET TOIT AMOVIBLES

Car il ne paraît pas raisonnable d'escompter une victoire des Français sur l'intraitable Hewitt, qui a pris le rêve de Rafter à son compte. Loin de connaître une dépression après sa victoire au Masters, cet exceptionnel combattant des courts est apparemment animé des mêmes intentions farouches qui lui permirent de remporter le point décisif en faisant toucher les épaules de Gustavo Kuerten sur la terre battue de Florianopolis au 2e

tour.

Depuis 1990, les Australiens n'ont perdu qu'une rencontre de Coupe Davis sur treize sur gazon. Ils ont donc innové en recouvrant la surface habituelle des Internationaux d'Australie d'un gazon amovible qui donne quelques inquiétudes au capitaine de l'équipe de France Guy Forget quant à sa capacité de ne pas se transformer en champ de pommes de terre avant dimanche.

Cependant, si cette finale est la première à être organisée pour la première fois sur des plaques de gazon amovibles posées sur une surface synthétique, elle est également la première qui se déroule sur un court comportant un toit ouvrant.

S'il ne pleut pas et si la pluie ne menace pas avant un match, le toit restera ouvert. Si, au cours d'un match, la pluie menace ou se met à tomber, la partie sera arrêtée et le toit fermé à la discrétion de l'arbitre. La première fois, l'arrêt sera au maximum de 30 minutes, que le toit reste ouvert ou qu'il soit fermé. Si la partie a repris alors que le toit était fermé, il le restera jusqu'à la fin de cette partie. Dans le cas d'un deuxième arrêt, la partie reprendra dès que le toit aura été fermé, ce qui demande une quinzaine de minutes. Les mêmes dispositions seront appliquées si la pluie menace ou commence à tomber avant un match.

STATS PRO-AUSTRALIENNES

Hormis les résultats sur gazon, les autres statistiques ne sont guère plus encourageantes pour les Français. Présents dans 46 finales depuis la création de l'épreuve, soit plus d'une fois sur deux, les Australiens, qui en ont gagné 27, n'en ont perdu que 6 sur les 24 qu'ils ont jouées chez eux. En comparaison, leurs adversaires, qui en seront à leur quatorzième finale, n'ont remporté que 2 de leurs 8 titres à l'extérieur. (AFP)

© La Libre Belgique 2001

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