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Tennis

Des dangers de la fainéantise

S.F.

Publié le - Mis à jour le

Elle est comme ça. Pour se sentir bien dans sa peau, elle a besoin de taper sur une balle. Tandis que Justine Henin (WTA 1) se ressource en Belgique, Kim Clijsters (WTA 2) prépare le tournoi d'Anvers en disputant... le tournoi de Paris.

«Il ne s'agit que de mon deuxième tournoi de l'année. Je ne peux tout de même pas devenir fainéante! » sourit-elle, ajoutant qu'elle avait grand besoin de retrouver du rythme. «Et puis, le repos rouille. Je le ressens moi-même. Lorsque j'ai repris l'entraînement en décembre, j'étais une ruine. Un être humain se complaît rapidement dans la paresse...»

C'est la première fois de sa carrière que la Limbourgeoise effectue une halte dans la capitale française à cette période de l'année. D'habitude, après l'Australian Open, elle prenait deux semaines pour se changer les idées. C'est également la preuve que sa blessure à la cheville ne doit pratiquement plus être qu'un mauvais souvenir. «Si j'étais une ballerine ou une joueuse de rugby, j'aurais un gros problème! expliqua-t-elle. Courir sur la pointe des pieds est fermement déconseillé. Je ne pourrai plus jamais jouer sans un tape mais, pour l'instant, tout va bien. Je considère que je figure à 95pc de mes capacités physiques.»

«Pas une bodybuildeuse»

Kim Clijsters fera son entrée ce jeudi contre l'Espagnole Maria Antonia Sanchez Lorenzo (WTA 45). En l'absence de Serena Williams (WTA 7) et d'Amélie Mauresmo (WTA 3), les deux finalistes de la dernière édition, elle est la grande favorite de l'épreuve, mais ne considère pas pour autant qu'il s'agira d'une balade.

«Avec une demi-finale en perspective contre Patty Schnyder, je sais que je vais devoir pratiquer mon meilleur tennis. Sinon, je serai battue.»

Si tout va bien, cela dit, la Limbourgeoise devrait pouvoir aller jusqu'au bout et remporter son premier titre de la saison. Elle aura, alors, pu disputer quatre matches et se sera placée dans les meilleures conditions pour ses grandes retrouvailles avec Justine Henin à Anvers.

«Beaucoup de gens ont oublié que, si j'ai perdu cette finale à Melbourne, c'est parce que les circonstances me furent défavorables. Avec ma cheville et mon dos, je n'avais guère pu m'entraîner et mon service m'a lâchée. Je ne pense pas que je doive faire plus de musculation. J'avais déjà de tels bras à l'âge de huit ans lorsque je m'entraînais à Wilrijk. Mes points forts ont toujours été ma vitesse et mon explosivité. Je ne veux pas risquer de devenir une bodybuildeuse. Et puis, je n'aurais jamais trouvé un aussi beau fiancé...» sourit-elle.

© Les Sports 2004

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