La Fédération internationale de tennis (ITF) a attribué mercredi l'organisation des demi-finales et finale de la Fed Cup à Moscou, au détriment de Bruxelles qui avait aussi posé sa candidature à l'organisation de ce championnat du monde par équipes féminines qui se déroulera du 19 au 23 novembre dans la capitale russe, avec la Russie, la France, les Etats-Unis et la Belgique.

Le Comité de l'ITF au nombre de cinq personnes dont un Belge et un Russe a décidé à trois voix contre deux d'attribuer l'organisation de cette phase finale à la Russie. La déception était immense dans le clan belge, car "ce n'est que pour de basses raisons financières que l'ITF a fait pencher la balance pour les Russes", a estimé André Stein, président de l'Association francophone de tennis à l'Agence BELGA mercredi. Bruxelles, l'un des deux candidats en lice, avait proposé le site du Heysel avec deux Palais à disposition pour un budget global de 2 millions d'euros.

Avec la participation certaine de Kim Clijsters et Justine Henin-Hardenne, les deux premières joueuses du monde après l'US Open, les organisateurs bruxellois pouvaient garantir un succès à la fois médiatique et populaire pour ce que Yves Freson, président de la Fédération belge de tennis avait alors espérer pouvoir qualifier de "plus grand évènement sportif belge de l'année".

Il n'en est rien. Il est vrai que la Russie peut proposer dix de ses joueuses dans le top 50 mondial et fera se disputer les demi-finales et finale de cette Fed Cup 2003 sur le site du tournoi WTA (Tier I) du Kremlin doté de 1,3 million de dollars qui doit se dérouler du 29 septembre au 5 octobre. Une enceinte qui peut contenir 12.000 personnes. Moscou avait déjà organisé une phase finale en 1985.

Mais les Russes, cette année, ont surtout mis sur la table un fameux pactole pour l'ITF. "C'est avec regret que le choix s'est porté sur l'aspect bassement financier", a répété André Stein. "Une fois encore, ce sont les petits pays que l'on écarte, car sur le plan sportif, nos arguments suscitaient bien plus de passion. Mais au-delà du cahier de charges que chacun des candidats à du respecter pour poser sa candidature, la Russie a offert des arguments financiers très importants. Ce qui n'a pas laissé insensible les membres de l'ITF."

Si la Fed Cup avait été attribuée à Bruxelles et à la Belgique, Kim Clijsters et Justine Henin-Hardenne avaient assuré leur participation. Maintenant que c'est Moscou qui s'en charge, les deux joueuses belges remettront-elles en question leur venue à cette époque de l'année? "Pour l'instant, elles sont à l'US Open. Nous allons ensuite nous mettre à table pour préparer cette phase finale. Nous verrons à ce moment-là", a conclu André Stein, vraiment dépité par la nouvelle qu'il venait d'apprendre.