Roland Garros ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices pour Olivier Rochus (ATP 47). Hier, l'Auvelaisien a à nouveau mordu la poussière contre Philippe Kohlschreiber (ATP 33), dans le cadre de la Coupe du monde par équipes à laquelle la Belgique participe pour la première fois.

Déjà battu en Coupe Davis par le Bavarois, il s'est incliné 6-3, 1-6 et 6-1 à Düsseldorf. "Cela m'aurait fait du b ien de gagner ce match, mais la réussite ne me sourit pas vraiment pour l'instant. Je me sentais pourtant bien sur le court. J'ai livré un excellent deuxième set, mais il a sorti le grand jeu dans le troisième. Il a lâché tous ses coups et à la fin je ne parvenais quasiment plus à lui arracher un point. Il est sur un nuage après un quart de finale à Monte Carlo et un titre à Munich, tandis que moi je manque de confiance. J'ai besoin de victoires..."

Depuis le début de sa saison sur terre battue, l'Auvelaisien n'a réussi à gagner qu'un seul match, il y a deux semaines, à Rome, où il avait pris la mesure de Michaël Llodra (ATP 82) avant de subir la loi de Mikhail Youzhny (ATP 16). Résultat des courses, il a perdu plus de dix places au classement ATP pour menacer de sortir du Top 50. A 26 ans et après deux saisons parmi les trente meilleurs, serait-il sur la pente descendante ?

"Je suis tombé sur de vrais spécialistes de la terre battue. L'an dernier, j'avais gagné Mu n ich en battant au passage un lucky loser et un qualifié. Il faut que je garde le moral, car mon niveau de jeu n'est pas mauvais. Il est clair que vu l'évolution du tennis masculin, je dois m'accrocher. Me maintenir dans le Top 50 serait déjà un exploit. Je n'ai pas peur de retomber. Du moment que je m'amuse sur le court..."

Olivier Rochus est heureux d'être à Düsseldorf pour la "World Team Cup". "C'est une bonne manière de se préparer, même si je ne m'attends pas à des miracles à Roland Garros où je ne serai pas tête de série. La terre battue n'est pas ma surface de prédilection et je vais devoir me farcir une tête de série au premier ou au deuxième tour. J'espère que ce ne sera pas Nadal. Je ne pense pas encore à Wimbledon, mais j e sais qu'après je retrouverai des surfaces plus rapides qui me conviennent nettement mieux."