Après le tournoi de Bâle, Paris-Bercy (la semaine prochaine), les Masters (du 15 au 22 novembre) et, pour les Belges et les Britanniques, la finale de Coupe Davis (dans trois semaines), la saison 2015 est encore loin d’être terminée.

Pourtant, 2016 est déjà dans toutes les têtes. Celles des joueurs qui, au mieux, réservent déjà les endroits où ils vont préparer l’Open d’Australie et qui, au pire, tentent encore d’aller chercher jusque dans les endroits les plus improbables du monde les points qui leur manquent encore pour se hisser directement au tableau final ou pour pouvoir disputer les qualifications.

Seul Steve Darcis est relax par rapport à cela : 81e mondial, rien de fâcheux ne peut lui arriver. C’est pourquoi il a décidé de ne pas se rendre à Paris, où les qualifications ont débuté vendredi. Il s’est entraîné normalement mardi et mercredi mais, comme il a encore ressenti une petite gêne à la cheville, il préfère ne pas prendre de risques en vue de la Coupe Davis. D’autant que, pour lui, les vacances seront très courtes.

Un passé de ramasseur de balles

Mais les joueurs ne sont pas les seuls à préparer l’avenir. A Melbourne, les organisateurs de l’Open d’Australie sont déjà très occupés. Ils viennent ainsi de sélectionner les ramasseurs de balles qui, outre les consignes habituelles, en ont reçu une supplémentaire : interdiction totale de demander des autographes ou de faire des selfies avec les joueurs.

La situation a ému Roger Federer, qui s’est fendu d’un message vidéo à leur intention. "J’ai moi aussi été ball boy, comme beaucoup de joueurs du Top 100", dit-il. "Je ne sais pas si vous aurez l’autorisation de faire des photos ou de demander des autographes mais sachez que même si on vous l’interdit, vous pourrez toujours venir me trouver. Je suis tout à fait d’accord."

Roger, l’enfant sage du tennis, qui encourage les jeunes à se montrer rebelles ? Craig Tiley, le directeur du tournoi, comprend la position du Suisse, même s’il ne la cautionne pas.

"Il a été ramasseur de balles et il a beaucoup d’admiration pour ces gamins et gamines qui effectuent un travail formidable", dit-il. "Je ne suis donc pas surpris qu’il se montre disponible pour les selfies car il est très généreux. Mais il y a 380 ramasseurs de balles ! Si tous demandent des autographes à tout le monde, on ne va pas s’en sortir. J’ai donc confiance dans le professionnalisme des enfants et je leur demande de respecter la consigne."

Rappelons qu’à Roland Garros, un enfant avait envahi le terrain pour prendre un selfie avec Federer, au nez et à la barbe du service de sécurité.P.S.