"All good things come to an end", disent les Anglais. Oui, toutes les bonnes choses ont une fin. La belle aventure de Kirsten Flipkens (WTA 20) sur le gazon de Wimbledon s’est achevée de manière assez brutale jeudi sous la forme d’une défaite sévère en demi-finale contre Marion Bartoli (WTA 15). Sur le Centre Court, la petite Campinoise ne sera jamais parvenue à développer son tennis varié contre la Française pour se faire balayer, 6-1, 6-2 en 1h02, le temps d’une leçon dans les clubs de tennis.

"Marion a livré un match extraordinaire , confia-t-elle, pas déçue pour une livre sterling. Il n’y avait rien à faire. J’ai essayé de l’ennuyer avec mes slices. Cela ne lui a pas posé de problème. J’ai tenté de distiller l’une ou l’autre amortie. Elle les a ramenées. Je suis venue au filet. Elle m’a passée. Elle est venue au filet. J’ai essayé de la lober. J’ai l’impression d’avoir tout essayé, mais cela n’a rien changé. Tout le mérite lui revient. J’aurais dû être à 500 % pour la battre aujourd’hui…"

Et Kirsten Flipkens ne fut pas à 500 %. Loin de là. Semblant plus tendue que contre Petra Kvitova, deux jours plus tôt, en quart de finale, la n°1 belge ne sera jamais parvenue à développer le tennis fluide qui lui avait permis de couper l’herbe sous le pied de toutes ses rivales jusque-là. Dépassée par la cadence de frappe de Marion Bartoli, elle finit même le match sur les rotules après avoir dû appeler la kiné à 3-0 dans la deuxième manche pour soigner son genou droit.

Sans fausses excuses

"Rassurez-vous, ce n’est pas une excuse , sourit-elle. Simplement, je suis tombée sur mon mauvais genou dans le premier set. Dans un premier temps, je n’ai pas eu mal, mais quelques jeux plus tard, j’ai ressenti une vive douleur, la même qu’il y a un mois. C’est quelque chose que j’ai essayé de gérer ces dernières semaines, car je ne voulais absolument pas manquer la saison sur le gazon. J’ai dû mordre sur ma chique, mais je ne le regrette pas. Là, un peu de repos me fera du bien…"

Sortie par la grande porte du All England Club après avoir réalisé son meilleur résultat dans une levée du Grand Chelem, Kirsten Flipkens a bien mérité un peu de vacances. Elles lui permettront de se ressourcer après une première moitié d’année 2013 exceptionnelle marquée aussi par un huitième de finale à l’Australian Open, un quart de finale à Miami et une finale à Rosmalen. Wimbledon fut en quelque sorte la cerise sur le gâteau et ne peut que lui donner du cœur à l’ouvrage pour la suite…

"Je pense que me hisser en demi-finale était le maximum que je pouvais espérer. Marion était trop forte. Avoir connu ce bonheur, dix ans après mon titre conquis ici même chez les juniores est merveilleux. Toute ma vie, je me souviendrai de cette quinzaine. Et avoir pu partager cette expérience avec mes proches a rendu les choses encore plus belles. J’avais déjà franchi un cap en intégrant le "Top 50". Je suis très fière. Je me suis toujours battue pour ça…"