Excellente performance de Gilles Elseneer, dimanche, du côté de Nottingham, un tournoi Challenger doté de 25000$. Le Bruxellois y a en effet décroché son premier titre à ce niveau, en battant en finale le Britannique Arvind Parmar (ATP 171) sur le score de 7-5 et 6-2.

`Face à un adversaire soutenu par un nombreux public anglais, Gilles n'a pas craqué tant physiquement que mentalement. Il était vraiment fatigué après son quart de finale contre le Hollandais Martin Verkerk (ATP 92 et deuxième tête de série, NdlR), un match où il avait renversé la tendance pour s'imposer 3-6, 6-0 et 6-3. Il a même eu envie de lâcher prise en demi contre le Suédois Joachim Johansson (ATP 240), qu'il a pourtant vaincu 6-3, 6-1!´ nous commentait hier, euphorique, son père Gilbert Elseneer, après avoir effectué un rapide aller-retour afin de soutenir son fils à Nottingham.

`Mais il est parvenu à puiser dans ses réserves en finale en réalisant la différence principalement au niveau des retours de service. Après le gain du premier set, il était en pleine confiance et réussissait tout ce qu'il entreprenait dans ses coups d'attaque´. Grâce à ce succès dans ce tournoi où il a également écarté au 2e tour le Croate Mario Ancic (tombeur du Suisse Federer à Wimbledon), le sixième joueur belge dans la hiérarchie mondiale grimpe de 23 places et se retrouve désormais 174e.

Dès hier matin, il a repris son bâton de pèlerin, puisqu'il devait rejoindre Christophe Rochus -éliminé quant à lui au 2e tour à Nottingham par le Suédois Henrik Andersson, issu des qualifications- à Bratislava (Slovaquie) via Prague. Et ce pour un nouveau tournoi Challenger.

`Le plus dur reste à venir. Dans le système actuel, il y a en effet deux étapes à franchir afin de parvenir dans le gratin mondial. D'abord une place dans le top 300, puis le top 100. Cette dernière étape permet d'être directement qualifié pour les tournois des Masters Series. Vu les points ATP engrangés à ce niveau dès que l'on passe un tour, c'est plus facile d'y rester que d'y parvenir. J'en ai parlé à Xavier Malisse, qui a connu le même problème que moi l'an dernier, lors de notre victoire en Coupe Davis au Zimbabwe. Ce qui m'a fait le plus grand bien. Mais j'ai confiance: un jour, je serai top 100 mondial´ nous confiait-il dernièrement chez lui au Tennis Club de Belgique, situé à deux pas de l'Avenue Louise.

Après quelques années de galère, dues principalement à des blessures récurrentes au niveau de l'épaule, c'est tout le mal (ou plutôt le bien...) que l'on souhaite au jeune Bruxellois.

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