La Belgique reçoit l’Italie au Spiroudôme avec les demi-finales en point de mire.

L’idée de rééditer l’exploit de 2015 commence tout doucement à faire son chemin dans la tête de l’équipe belge de Coupe Davis. À l’époque, rappelez-vous, David Goffin et ses camarades avaient, à la surprise générale, atteint la finale face à la Grande-Bretagne.

"C’est vrai, on se dit qu’il y a encore un bon coup à jouer cette année. C’est dans un coin de notre tête. Mais, en même temps, nous en sommes encore très loin. On va, d’abord, essayer de battre l’Italie. On verra après…" confie, lucide, le champion liégeois.

Au Spiroudôme de Charleroi, sur une surface rapide et avec l’aide du public, la mission n’a rien d’impossible. D’autant que Fabio Fognini, récent demi-finaliste à Miami et n° 1 transalpin, n’est pas présent. "On est favoris, c’est vrai. Mais attention. En Coupe Davis, rien n’est jamais facile. C’est sur le court qu’il faut prouver sa supériorité…"

Absent face à l’Allemagne, Goffin est heureux de retrouver, à Charleroi, l’ambiance si particulière de cette compétition. Ce vendredi, en deuxième match du jour, il affrontera Andreas Seppi, 33 ans et 78e au ranking ATP. "Je le connais bien. C’est un joueur solide qui a beaucoup d’expérience. Il tient l’échange du fond du court en véritable métronome. Il commet peu d’erreurs, mais n’a pas de vrais coups gagnants. A priori, ce style de jeu me convient plutôt bien. Je l’ai d’ailleurs battu lors de nos deux précédentes confrontations directes. Mais attention : il va falloir que je joue mon meilleur tennis pour m’imposer car il sera sûrement très motivé…"

Son adversaire italien n’entend d’ailleurs pas faire de la figuration. "David est l’un des meilleurs joueurs du monde en ce moment. J’ai beaucoup de respect pour lui, mais je vais essayer de trouver la faille dans son jeu afin de le faire douter", dit-il.

La Coupe Davis réussit plutôt bien à Goffin. En simples, sur les dix-huit matchs qu’il a déjà disputés, il en a remporté quinze. C’est dire s’il se sent à l’aise sous les couleurs de l’équipe nationale. D’ailleurs, lorsqu’on lui demande ce qu’il pense du probable changement de format de la compétition (on parle de rencontres en deux sets gagnants programmées sur deux jours), il n’est pas très enthousiaste. Certes, il sait que le calendrier des meilleurs du monde est très chargé. Mais il est aussi conscient que les bonnes performances de l’équipe belge sont précisément liées à la formule actuelle et à ces rencontres en cinq sets où tout devient possible.

"De nombreux joueurs sont réticents aux longs matchs. Mais c’est ce qui fait, depuis toujours, le charme de la Coupe Davis et qui permet aux petites équipes de gagner…"