Le Chilien Fernando Gonzalez, 9e mondial, tête de série N.10, s'est qualifié pour les demi-finales de l'Open d'Australie, en battant l'Espagnol Rafael Nadal (ATP 2/N.2) 6-2, 6-4, 6-3, mercredi à Melbourne.

C'est la première fois que Gonzalez atteint les demi-finales en Grand Chelem. Il y rencontrera l'Allemand Tommy Haas (ATP 12/N.12). Après avoir sorti Lleyton Hewitt (ATP 19) et James Blake (ATP 5) aux tours précédents, le Chilien, 9e mondial, a poursuivi son travail de démolition pour infliger au jeune Majorquin la défaite la plus cuisante de sa carrière en Grand Chelem.

Nadal, dont c'était le premier quart à Melbourne, n'a plus gagné un seul tournoi depuis la défense de son titre à Roland-Garros en juin 2006.

Mercredi, il a trouvé plus puissant que lui en la personne du Chilien qui, à 26 ans, joue le meilleur tennis de sa carrière depuis qu'il est entraîné par le "sorcier" américain Larry Stefanski.

Cela fait longtemps que Gonzalez, champion olympique en double (2004), possède le coup droit le plus destructeur du circuit. Depuis six mois, le Chilien ne frappe plus à tort et à travers, a discipliné son jeu et amélioré son service.

"On a fait du bon travail avec Larry, a-t-il commenté. Je peux faire plus de choses maintenant, j'essaye de faire plus de slices, d'être plus patient. Avant c'était seulement 'taper, taper, taper'."

"Jamais aussi bien joué"

Fin 2006, il a ainsi atteint la finale de trois tournois consécutifs (Vienne, Madrid et Bâle), s'inclinant à deux reprises contre Roger Federer. A Melbourne, il continue sur cette lancée.

Sans faire beaucoup de bruit, il y est d'abord devenu lundi un des rares joueurs du circuit à atteindre les quarts de finale des quatre tournois du Grand Chelem.

Mercredi, il a joué un tennis de rêve pour bouter hors du tournoi le rival N.1 de Roger Federer, qui a brièvement quitté le court au début du troisième set.

"Je ne pense pas avoir déjà joué aussi bien, a-t-il déclaré. Je prends un plaisir énorme sur le court. Cela faisait plusieurs fois que je m'étais arrêté en quarts de finale (3 fois). Je suis vraiment heureux. Aujourd'hui, j'ai joué un tennis incroyable, j'espère que ça va continuer." En attendant, Gonzalez est devenu le deuxième Chilien à parvenir en demi-finales d'un Grand Chelem, après Marcelo Rios, ancien élève de... Stefanski.