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Tennis

Gustavo Kuerten sorti par la grande porte

AFP

Publié le - Mis à jour le

Triple vainqueur du tournoi en 1997, 2000 et 2001, le Brésilien Gustavo Kuerten (N.28) est sorti mercredi par la grande porte de Roland-Garros, où trois Argentins participeront aux demi-finales des Internationaux de France de tennis, vendredi.

Au terme des 3 heures 7 minutes d’un match superbe éclairé par un soleil intermittent enfin revenu, Kuerten s’est avoué vaincu le front haut face à l’Argentin aux nerfs d’acier David Nalbandian (N.8), 6-2, 3-6, 6-4, 7-6 (8/6).

Auparavant, Gaston Gaudio, 44e mondial, avait rejoint Guillermo Coria (N.3), déjà qualifié la veille, en usant rapidement dans la grisaille la résistance de l’Australien Lleyton Hewitt (N.12), 6-3, 6-2, 6-2 en 1 heure 56 minutes. Si elle lui procure encore quelques douleurs qui l’obligèrent à abandonner à Barcelone et à déclarer forfait pour Rome et Hambourg, l’opération à la hanche droite qu’a subie Kuerten au début de l’année 2002 n’a pas cassé sa souplesse féline. Dernier des cinq anciens vainqueurs engagés cette année encore en lice, il lui aura manqué peu de choses pour retrouver les demi-finales trois ans après son dernier succès.

Une fin extraordinaire Finaliste chez les juniors en 1999, Nalbandian, qui avoue sa prédilection pour les surfaces rapides, a fait pencher la victoire de son côté non sans mérite. Avec ses longs échanges de fond de court, ses alternances de violence et de douceur, ses amorties et ses contre-amorties, ce fut un grand match de terre battue au cours duquel la main de l’Argentin fut plus sûre (46 fautes directes contre 68) mais le coeur à l’attaque du Brésilien plus évident (51 points gagnants contre 39). La fin en fut extraordinaire, au cours de laquelle, mené 5-3, Nalbandian sauva une balle de set pour revenir à 5-4, avant d’en écarter deux autres pour prendre le service de Kuerten et égaliser à 5-5. L’Argentin devait perdre ensuite immédiatement le sien pour la sixième fois avant de prendre celui de son adversaire pour la huitième fois.

Dans le jeu décisif, Nalbandian, souvent dans une position critique depuis le début, fut mené 5-2 après avoir été pris à contre-pied pour un mini-break à 3-2. Ce fut pourtant lui qui l’emporta. La solidité des nerfs et du physique avait fait la différence.

De son côté Hewitt, il y a trois ans, avait déjà été éliminé à ce stade du tournoi par l’Espagnol Juan Carlos Ferrero en ne sauvant que sept jeux. Cette année, avant d’en arriver là, il avait joué et triomphé plus souvent sur terre battue, en remportant neuf matches sur quatorze, qu’aucune autre saison précédente.

A le voir glisser d’un pas de patineur sans pousser des cris à décrocher la lune chaque fois qu’il marquait un point, on pouvait penser que cet Hewitt assagi et patient était devenu un vrai spécialiste de la brique pilée. Au cours de ses quatre premiers tours, il avait passé 11 heures 31 minutes sur le court pour jouer 149 jeux.

Hewitt à la dérive Avec 152 jeux en 11 heures 51 minutes, Gaudio aurait dû être davantage émoussé. Mais la balle rendue lourde par l’humidité et la surface lente avantageaient cette force de la nature, qui comptait déjà deux victoires sur son adversaire en trois rencontres sur terre battue depuis 2002. Le vrai «terrien», c’était ce curieux Argentin qui se mésestime mais avait pourtant battu l’Espagnol Carlos Moya et le Brésilien Gustavo Kuerten pour parvenir en finale à Barcelone voici un mois. Le reste de son palmarès n’indiquait pas deux victoires de suite dans le moindre tournoi sur une autre surface cette saison.

Avec un grande économie de moyens (19 fautes directes contre 43 pour Hewitt), il a paradoxalement été celui qui a marqué le plus de points au filet (20 contre 18). Parti à la dérive dès le deuxième set, l’Australien, mené 3-0 dans le troisième, a un instant fait illusion en revenant à 3-2 quand Gaudio s’est fait une plaie au genou droit en tombant.

Mais Hewitt n’en pouvait déjà plus et ce ne fut qu’un feu de paille.



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