Les caprices de la météo s'étendent jusqu'au désert californien! La pluie, si inhabituelle dans cette région des Etats-Unis, s'est ainsi invitée, samedi, au tournoi d'Indian Wells. Résultat: la plupart des rencontres furent annulées, obligeant les spectateurs à échanger le parasol pour le parapluie. Le soleil était heureusement revenu, hier, sur les courts californiens et les organisateurs purent combler une partie du retard accumulé grâce aux huit courts réquisitionnés pour l'épreuve.

On attendait avec curiosité les débuts de Justine Henin (WTA 3) dans la compétition. Exemptée du premier tour, la Rochefortoise était opposée, hier soir, à la Bulgare Svetlana Pironkova (WTA 76) sur le Stadium 2. Âgée de 18 ans, Pironkova, victorieuse de Venus Williams à l'Open d'Australie, fait partie, à l'instar de tant d'autres joueuses de l'Est, des valeurs montantes du tennis féminin.

Mais, sur le court, la différence de niveau entre les deux joueuses fut manifeste. Supérieure dans tous les secteurs du jeu, Justine dicta d'entrée sa loi, s'adjugeant la première manche 6-2 sans forcer son talent (3 breaks et seulement 54% de premières balles). Sur sa lancée, elle scella sa victoire malgré une honorable résistance de sa rivale et plus d'une heure et demi de match.

À l'évidence, Justine Henin est bien entrée dans le tournoi et est bien décidée à remporter, en pays californien, son troisième tournoi de la saison après ses victoires à Sydney et à Dubaï. Au prochain tour, dès ce lundi, elle affrontera la Japonaise Aiko Nakamura (WTA 66), tombeuse de l'Italienne Mara Santangelo. A priori, la championne belge ne devrait pas être trop embêtée par cette adversaire de 22 ans qu'elle n'a jamais eu l'occasion d'affronter. Le tournoi se présente d'ailleurs bien pour la n°3 mondiale qui bénéficie d'un tableau relativement clément (seules Golovin et Dementieva semblent en mesure de l'inquiéter sur la route de la finale).

Côté masculin, bonnes nouvelles aussi pour les joueurs belges. Kristof Vliegen (ATP 57) a dominé en trois sets l'Allemand Lars Burgsmuller lors d'un match joué en deux épisodes (un set samedi, deux sets dimanche) tandis que Xavier Malisse a pris la mesure du diabolique Fabrice Santoro en remontant un break de retard dans le dernier set. La veille, Christophe Rochus, décidément toujours aussi irrégulier, avait subi la loi du vétéran suédois Jonas Bjorkman.

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