Après Fabrice Santoro et Juan-Carlos Ferrero en 2005, Marcos Baghdatis (ATP 12) était - avec Richard Gasquet (ATP 18) et en l'absence d'Olivier Rochus, blessé - la tête d'affiche du deuxième Vitenza Tennis Challenge, le week-end dernier, à Marche-en-Famenne, où il s'est incliné en finale.

Marcos Baghdatis, aujourd'hui, avec le recul, quel regard portez-vous sur votre saison, celle qui vous a révélé aux yeux du grand public ?

Je suis très satisfait, le bilan de ma saison est évidemment positif. Je suis passé de la 55e à la 12e place mondiale en un an et puis, il y a surtout eu cette finale contre Roger Federer à l'Australian Open et cette demi-finale contre Rafael Nadal à Wimbledon... J'ai malgré tout quelques regrets, comme celui de ne pas avoir bien joué durant toute l'année. J'ai manqué de constance et j'ai aujourd'hui le sentiment que j'aurais pu mieux faire. J'avais l'occasion d'intégrer le Top 10 mais j'ai eu beaucoup de choses à gérer, beaucoup de nouveautés... J'apprends de mes petites erreurs...

Quels sont vos objectifs pour 2007 ?

Ils ne se situent plus au niveau du classement. Je veux être régulier dans les tournois majeurs et remporter une levée du Grand Chelem.

C'est en France que vous avez appris votre métier mais est-ce que vous connaissez la Belgique ?

Non, pas du tout. Ce n'était que mon deuxième arrêt en Belgique. Le premier, c'était il y a longtemps, lors d'un tournoi pour les moins de 14 ans. Mon compatriote et ami Phodos Kallias qui s'entraîne ici (NdlR : à Rixensart, dans la structure de Vincent Stavaux) depuis plusieurs années m'a souvent proposé de venir le voir mais l'occasion ne s'est jamais présentée...

C'est donc davantage par nos joueurs de tennis que vous avez découvert notre pays ?

En fait, je ne connais que vos joueurs de tennis (rires)... Christophe Rochus, Kristof Vliegen, Justine Henin, Kim Clijsters et bien entendu Olivier Rochus contre qui j'ai gagné à Rome en mai dernier. Il a du talent, beaucoup de vivacité et un magnifique revers. Il est sans conteste l'un des joueurs les plus talentueux du circuit. Il ne lui manque en fait que quelques centimètres pour se mêler aux meilleurs.