«Je suis là pour gagner»
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«Je suis là pour gagner»

SERGE FAYAT

Publié le - Mis à jour le

ENVOYÉ SPÉCIAL AUX ETATS-UNIS

NEW YORK «C'est stupide», répondit-elle, un brin courroucée. Pourtant, cela ne semble pas si sot. Les Américains eux-mêmes considèrent le fait comme acquis. Avec les forfaits de Serena (WTA 2) et de Venus Williams (WTA 5) et les incertitudes planant sur Lindsay Davenport (WTA 4) et Amélie Mauresmo (WTA 6), Kim Clijsters (WTA 1) et Justine Henin-Hardenne (WTA 3) pourraient pratiquement déjà jouer, en prime time, avec un million de dollars à la clef, la finale de l'US Open tant elles partent favorites de la quinzaine new-yorkaise... «C'est dommage que les soeurs Williams soient absentes, expliqua Kim. J'aurais préféré qu'elles soient là. Cela aurait été mieux pour le tournoi.»

La Limbourgeoise, cela dit, évolue à un tel niveau actuellement qu'elle possède une marge d'erreur suffisamment importante pour se permettre certains écarts sans conséquence. Ce n'est pas, en tout cas, la gentille Amber Liu (WTA 290), invitée de la fédération américaine, qu'elle a déjà balayée récemment à Stanford, qui devrait pouvoir l'ennuyer ce lundi soir, lors de la journée inaugurale. En outre, de toutes les matières, c'est sans doute le ciment qu'elle préfère, comme en témoignent ses victoires à Indian Wells, à Stanford et à Los Angeles cette année. Bref, pour espérer la faire chuter de son piédestal, il faudra probablement que ses principales rivales sortent leur meilleur jeu.

«C'est vrai que je me sens prête pour gagner un Grand Chelem. Et ce serait génial si cela se produisait ici. Il n'empêche, c'est plus vite dit que fait. Tout ce que je peux affirmer, c'est que je suis à nouveau fraîche. Cette défaite prématurée à Toronto fut, quelque part, une bénédiction.»

Alors que les journalistes américains s'amusèrent encore à revenir sur l'incident qui l'opposa à Justine Henin, au terme de la finale de San Diego, Kim Clijsters préférait se concentrer pleinement sur son tournoi. Numéro un de la hiérarchie, tête de série n°1 du tableau, finaliste de deux levées du Grand Chelem à Roland-Garros, il ne lui manque plus que le titre pour rendre son palmarès complet. Il est vrai que si nombreux sont ceux qui la louent pour son accession à la première place mondiale, beaucoup regrettent qu'elle l'ait obtenue sans avoir triomphé dans un tournoi majeur, Patrick McEnroe, le frère de John, considérant même que c'est en raison de son manque de méchanceté qu'elle n'y est pas encore parvenue.

«Je suis comme je suis. Et je ne vais pas changer parce qu'il estime que je ne suis pas assez méchante. Je préfère être considérée comme une personne gentille qui, le jour où elle arrêtera, sera reconnue par les autres comme une ambassadrice du jeu. Etre numéro un ne m'a pas non plus changée. Ce fut chouette de voir mon nom au sommet du tableau mais ce n'est pas pour cela que les responsables de la sécurité n'ont pas dû inspecter mon sac et ma housse de raquettes à l'entrée...» sourit-elle.

Qui sait, dans deux semaines, c'est peut-être le trophée qui fera sonner les portiques détecteurs de métaux de l'aéroport?

© Les Sports 2003

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