Même s'il ne sera en principe qu'un spectateur privilégié de l'affrontement entre la Belgique et les Etats-Unis, Steve Darcis (21 ans) entend profiter un maximum de l'opportunité qui lui a été offerte. Celle de rallier les rangs de l'équipe belge de Coupe Davis. «Je suis très heureux d'être là, souligne d'emblée le jeune Liégeois. C'est un grand honneur de pouvoir représenter son pays. Tous les joueurs aspirent à connaître, un jour, une telle reconnaissance.»

«Pas mon problème»

Ce jour est précisément arrivé pour le joueur du RTC Liège (ATP 200). Très enthousiaste, il se prépare à découvrir une nouvelle facette du tennis, plus professionnelle, plus médiatisée que celle qu'il a connu jusqu'à présent dans sa jeune carrière. «Il s'agit d'une première sélection mais je vais tout entreprendre pour que d'autres suivent à l'avenir. Ici, c'est vrai, je dois ma présence au «forfait » de Xavier Malisse. Je ne sais pas ce qui s'est passé avec lui mais ce n'est de toute façon pas mon problème.»

Bien que seulement septième dans la hiérarchie belge, le nouveau venu dans la sélection de Steven Martens a obtenu la préférence sur Dick Norman (ATP 114) et Gilles Elseneer (ATP 169), plutôt adeptes des surfaces rapides. Il entend à présent s'en montrer digne.

«J'ai pratiquement assisté à tous les matches de Coupe Davis depuis que je suis petit. J'espérais un jour faire partie de l'équipe et voilà que mon rêve devient réalité. Mon adaptation s'est très bien déroulée. L'ambiance est excellente dans la sélection et puis, il est vrai que je connaissais déjà pratiquement tout le monde. J'ai notamment côtoyé Olivier au centre AFT tandis que j'ai eu l'occasion de disputer quelques doubles avec Kristof Vliegen.»

«Le public derrière nous»

A l'instar de ses coéquipiers, Steve se veut également optimiste sur les chances de qualification de la Belgique et ce même s'il reconnaît bien volontiers la suprématie des Américains. «J'y crois depuis le début, confirme-t-il. Nous avons le public derrière nous et nous avons également eu l'avantage de choisir la surface de jeu et les balles. Ce sont des détails qui peuvent faire pencher la balance en notre faveur. Le terrain, notamment, est très lent. Ce n'est pas spécialement parfait pour nous mais ça l'est certainement moins encore pour notre adversaire.»

© Les Sports 2005