John McEnroe est dans son élément à New York. Quadruple vainqueur de l'épreuve, en 1979, 1980, 1981 et 1984, il connaît mieux que quiconque la magie de Flushing Meadows. Les Américains raffolent de son style exubérant, dont il use à merveille, sachant pertinemment que son palmarès lui permet bien des écarts.

«Who the fuck is this Belgian Davis Cup captain?», avait-il ainsi encore clamé dimanche dernier, après le match de Xavier Malisse contre Andre Agassi. «Mais bon Dieu, dites-moi qui est ce capitaine de l'équipe belge de Coupe Davis?» Enthousiasmé par la prestation du Courtraisien, il ne comprenait pas comment Steven Martens pouvait se passer d'un joueur aussi talentueux pour affronter les Etats-Unis.

Si Justine Henin est sa joueuse préférée, pour le tennis intelligent et tout en toucher qu'elle développe, Kim Clijsters le fascine également. «Kim pratique un tennis impitoyable! Elle est d'une classe à part. Je crois qu'elle vit sur un nuage pour l'instant. Il semblerait qu'elle frappe chaque balle avec une parfaite maîtrise, même s'il lui arrive de se précipiter pour forcer les choses comme ce fut le cas contre Venus.»

«Big Mac», qui s'est déchaîné lors du quart de finale électrique entre Andre Agassi et James Blake, remporté 7-6 au cinquième set par l'ancien numéro un mondial, n'est pas un grand passionné du tennis féminin. Cela ne l'empêchera pas de suivre d'un oeil intéressé la demi-finale contre Maria Sharapova, vendredi. «J'ai toujours dit que les soeurs Williams et Sharapova seraient ses plus grandes rivales. Kim, en tout cas, m'a l'air d'être une jeune joueuse très déterminée. Elle mérite de gagner un jour une levée du Grand Chelem.»

© Les Sports 2005