Les Françaises n’ont rien montré de leurs tensions, mais le feu couve.

Du côté français, chaque joueuse affichait une attitude professionnelle. Les différends du passé ne polluaient pas en apparence les relations du présent. En coulisses, il se murmure que les sourires s’effacent volontiers.

Sacrifiée samedi, l’héroïne de Mouilleron-le-Captif ne laissait rien transparaître. Kristina Mladenovic connaît pourtant bien les Belges. Il y a un an, elle avait remporté presque 3 points à elle toute seule. "C’est le choix du capitaine ", confiait-elle. "Toutes les filles de l’équipe jouent bien. Je n’ai pas oublié le match de l’an passé. J’espère que le résultat sera identique cette année."

De l’autre côté du capitaine, Caroline Garcia ne cherchait pas à allumer de feu. La n° 1 française affichait un sourire discret par moments. "L’équipe a bien changé. Le capitaine est nouveau. Nous avons une petite nouvelle (Fiona Ferro). Le fonctionnement de l’équipe n’a pas changé. Je n’ai plus joué depuis novembre 2016. Cela n’est pas si loin. Le capitaine a fait son choix. Samedi, je serai sur le terrain. Je serai prête à tout donner comme d’habitude."

Les deux joueuses devraient logiquement être alignées en double s’il devait être décisif.

Pour l’heure, le nouveau capitaine, Julien Benneteau, semblait assez satisfait de sa semaine en Belgique.

"Tout s’est bien passé. Nous avons commencé par parler. Nous sommes revenus sur le passé, mais pas longtemps. Je n’effectue pas mes choix en fonction du passé. Je pars du principe qu’il faut avancer. Nous construisons. Notre première étape se construit ici à Liège."

Loin de ces tensions cachées, la jeune Fiona Ferro vivait sa première semaine en Fed Cup. Elle a reçu le maillot de l’équipe de France sur la terre même de ses origines. "Toute ma famille maternelle vit dans les Ardennes" , racontait-elle avec timidité. "Mon grand-père et mes parents seront présents dans les tribunes. Pour ma maman, la rencontre sera spéciale car elle est belge."

L’issue des matchs du week-end aura un impact sur l’avenir immédiat de cette équipe de France qui aura besoin de temps pour effacer les stigmates du passé. Le meilleur remède est et restera la victoire sur le terrain. Si possible pas ce week-end !